Le Parlement européen a entériné, jeudi 8 février, l’accord interinstitutionnel permettant d’augmenter à 32,3 milliards d’euros jusqu’à 2020 le plafond maximal pour les opérations de la BEI hors de l’UE (EUROPE 11915).
« Avec ce vote, nous allons améliorer l'action de l'UE à l'étranger par le biais de la BEI, en augmentant notre capacité d'investissement à 32,3 milliards d'euros d'ici à 2020, avec un effort particulier dans les pays méditerranéens et les Balkans », a déclaré Eider Gardiazabal Rubial (S&D, espagnole), rapporteur sur ce dossier.
La BEI jouera un rôle accru dans la réponse de l’UE au défi migratoire. Une enveloppe de 3,7 milliards d’euros pourra être allouée à des projets s’attaquant aux causes profondes de la migration (1,4 milliard pour le secteur public et 2,3 milliards pour le secteur privé).
La répartition géographique des opérations extérieures sera la suivante : - 8,075 milliards d’euros dans les pays en phase de préadhésion ; - 13,03 milliards dans les pays méditerranéens ; - 6,65 milliards dans les pays du voisinage oriental ; - 2,694 milliards pour les pays latino-américains ; - 1,165 milliard pour l’Asie ; - 224 millions dans cinq pays d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) ; - 462 millions pour la République d'Afrique du Sud.
La révision législative oblige également la BEI à renforcer sa lutte contre l'évasion et l'évitement fiscal dans le cadre de ses opérations extérieures. (Mathieu Bion)