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Bulletin Quotidien Europe N° 11957
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ACTION EXTÉRIEURE / Serbie

Signature de deux nouveaux accords pour la gestion des frontières et l'accueil des migrants

L’UE et la Serbie ont signé, mercredi 7 février, deux accords financiers, pour un montant total de 44 millions d’euros, à l’occasion de la visite en Serbie du commissaire européen aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn.

Le premier accord, doté de 28 millions d’euros, est une contribution au budget sectoriel du pays pour la gestion intégrée des frontières. Le second, de 16 millions d’euros issus du fonds fiduciaire pour la Syrie et signé avec le ministre du Travail, doit aider la Serbie à faire face aux défis liés à la crise syrienne. M. Hahn a rappelé que le pays accueillait de nombreux réfugiés syriens et que l’UE avait déjà soutenu la Serbie à hauteur de 77 millions d’euros pour l’aider à gérer cette crise migratoire.

Le commissaire s’est aussi rendu en Serbie pour assurer le service après-vente de l’adoption, par la Commission, la veille, de la stratégie sur les Balkans occidentaux (EUROPE 11955). Dans cette stratégie, celle-ci estime réaliste que la Serbie devienne membre de l’UE à l’horizon 2025. Une date « indicative », a rappelé M. Hahn, alors que le président serbe, Aleksandar Vučić, a dit qu'il s’agissait d’une bonne « motivation ».

Ce dernier a reconnu que des tâches difficiles attendaient son pays. L’UE exige un accord entre la Serbie et le Kosovo avant que Belgrade adhère à l’Union. « Nous devons être sérieux, courageux » et résoudre cette question, a expliqué M. Vučić. Mais la promesse de l’adhésion ne fera pas pour autant accepter n’importe quoi au président, qui a décrit un accord avec Pristina comme « une montagne d’obstacles ». « La Serbie n'acceptera pas de ne rien obtenir alors que les autres ont tout », a expliqué M. Vučić, ajoutant qu’il devait y avoir « un compromis où les deux vont perdre quelque chose avant de pouvoir recommencer à zéro ». Devant le Premier ministre serbe, Mme Ana Brnabić, M. Hahn a reconnu qu’il s’agira de « négociations difficiles et intenses ». Et dans un discours, le 8 février, le commissaire a rajouté qu’il espérait que la stratégie sur les Balkans « ouvrirait une fenêtre d’opportunité pour la Serbie et le Kosovo », pour résoudre leur conflit « une fois pour toutes ». « Le moment pour le faire est maintenant », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)

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