Le chef de file de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, Franck Proust, est d'avis que la modification annoncée du mode de scrutin pour les élections européennes de 2019 en France - en supprimant les grandes circonscriptions régionales au profit de listes nationales - constitue un retour en arrière qui éloignera un peu plus l'Union européenne des citoyens.
« Quelle utilité des permanences parlementaires en région, quelle cohérence avec la gestion des fonds européens par les Conseils régionaux, quelle logique à intégrer les eurodéputés dans les comités de suivi de ces fonds ? », s'est-il interrogé dans un communiqué, mercredi 29 novembre, après avoir été reçu par le Premier ministre français, Édouard Philippe, selon un communiqué.
Dénonçant un « tripatouillage électoral », il a critiqué l'intention du gouvernement français d'abaisser à 3% le seuil de voix à atteindre pour le remboursement des frais de campagne. Selon lui, cette disposition engendrera une multiplication des candidatures, et favorisera les partis eurosceptiques.
Le parti chrétien-démocrate Les Républicains, auquel est affilié M. Philippe, serait le seul à s'opposer à une modification du mode de scrutin pour les élections européennes de 2019. (Mathieu Bion)