La commissaire européenne aux Transports, Violeta Bulc, et le ministre turc des Transports, des Affaires maritimes et de la Communication, Ahmet Arslan, se sont félicités, lundi 27 novembre, de la reprise de la coopération entre les deux parties, à l’occasion de la rencontre de haut niveau UE-Turquie sur les transports, qui s’est tenue à Bruxelles.
Mme Bulc a rappelé que des rencontres avaient eu lieu début juillet à Ankara et Istanbul et avaient permis de relancer la coopération entre les deux parties, tout spécialement dans trois domaines. Affirmant que son pays était toujours déterminé à accéder à l’Union européenne, le ministre turc a déclaré que cette coopération, notamment dans le domaine aérien, devait relever du domaine technique et non être dictée par des différends politiques.
L’UE et la Turquie se sont d’abord engagées à développer des projets communs dans le cadre du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et, plus particulièrement, dans le domaine ferroviaire. Mme Bulc et M. Arslan ont tenu à souligner que cette coopération permettrait de renforcer la connectivité entre l’Union et l’Asie. M. Arslan a ajouté qu'à cette fin un groupe de travail de haut niveau avait été constitué à l’issue de cette réunion afin que des propositions concrètes en ce sens puissent être présentées.
Les deux intervenants ont également relevé que la sécurité routière constituait un domaine important dans lequel l’UE et la Turquie devaient travailler de concert. Ils ont, en ce sens, accueilli avec bienveillance le lancement, en juillet, du projet commun « Vision Zero », afin de réduire le nombre d'accidents sur les routes.
Le troisième sujet majeur abordé par Mme Bulc et M. Arslan est relatif à l’aviation, alors que les deux parties négocient actuellement un accord sur un espace aérien commun. Mme Bulc a déclaré que les deux parties étaient « pleinement engagées » à le finaliser dans les prochains mois, M. Arslan estimant, lui, que la signature d’un tel accord déboucherait sur une situation « gagnant-gagnant » et que l’UE et la Turquie en tireraient des bénéfices économiques. (Lucas Tripoteau)