login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11870
POLITIQUES SECTORIELLES / SÛretÉ alimentaire

États membres et Commission s'accordent pour améliorer la fluidité de l’information en cas de fraude

À en croire le commissaire à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, la réunion de haut niveau accueillie mardi 26 septembre par la Commission pour tirer les enseignements du scandale des œufs contaminés au Fipronil et prévenir toute nouvelle crise de ce genre  par une meilleure communication des États membres, a porté ses fruits.

Des pistes d'action pour améliorer la fluidité dans la transmission des informations ont été dégagées, pour partie sur la base de l'approche conjointe soumise dans une lettre par cinq États membres - Pays-Bas, Belgique, France, Allemagne, Autriche (EUROPE 11869).

L'enjeu était important, car, au-delà de la responsabilité première des fraudeurs, c'est bien le manque de communication et le mauvais usage du système d'alerte rapide de l'UE pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) qui est à l'origine de cette crise de confiance des consommateurs dans  les produits concernés et, plus largement, dans l'industrie agroalimentaire.

«  Tous les États membres étaient représentés. Nous avons eu un échange de vues franc sur les actions passées, en cours et futures des États membres et de la Commission. Cette réunion nous a permis d’identifier plusieurs actions stratégiques et systématiques indispensables à l’échelle des États membres et au niveau de l’UE », a déclaré le commissaire à la presse. Son souhait de voir se dessiner une communication renforcée et une approche plus coordonnée pour s'attaquer plus efficacement aux fraudes alimentaires futures a, selon lui, été exaucé.

Les participants à la réunion sont notamment convenus d’améliorer la communication des risques entre les États membres et la Commission pour garantir que le public soit informé plus rapidement et de manière moins hiératique.

Figurent parmi les autres mesures concrètes avancées et qui ont fait l'objet d'un accord : l'établissement de procédures pour servir de base à une approche coordonnée de la gestion commune des risques à l’échelle de l’UE ;  la création d'une plate-forme garante d'une coordination entre le système d'alerte rapide RASFF et le système de coopération administrative (AAC) et permettant d'exploiter au mieux le potentiel de ces deux instruments ; la possibilité d’un réseau avec un point de contact unique dans chaque État membre pour les deux systèmes à envisager dans le respect de l’organisation administrative de chaque pays ; l'établissement d'un réseau d'officiers de liaison pour la sûreté alimentaire dans chaque État membre pour permettre des flux d'information plus rapides et plus efficaces en situation d'urgence ; le renforcement des capacités des États membres et de l'UE, qui passe notamment par des formations et des exercices réguliers de gestion de crise en cas de fraude alimentaire.

Le mode de désignation et  rôle exact des officiers de liaison n'ont pas encore été établis. Les détails devront être finalisés au sein d'un groupe de travail du comité permanent des plantes, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux (comité PAFF), a précisé le commissaire à la presse.

« Nous espérons que cela sera mis en œuvre ». Mais il s'est dit confiant que toutes ces pistes d'action contribueront à « maintenir un système puissant et efficace de détection des fraudes et à communiquer et coopérer à tous les niveaux comme l'exige la garantie de la sûreté alimentaire dans une chaîne d'approvisionnement très large ». (Aminata Niang)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES