login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11830
Sommaire Publication complète Par article 10 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

L’UE va renforcer ses mesures contre les passeurs de migrants

Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE, réunis en Conseil, lundi 17 juillet, devraient adopter des mesures supplémentaires à l’encontre des passeurs de migrants en Libye.

Ainsi, selon plusieurs sources, les chefs de la diplomatie devraient « instaurer des restrictions à l’exportation vers la Libye de certains produits susceptibles d’être utilisés pour faciliter le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains, notamment les canots gonflables et les moteurs hors-bord ». Ces canots et les moteurs sont utilisés pour faire traverser les migrants depuis les côtes libyennes jusqu’à l’UE.

Selon une source européenne, les États membres ont aussi décidé d'examiner comment il leur était possible d’imposer des sanctions individuelles contre des passeurs. Si les listes des personnes à sanctionner doivent encore être élaborées, cette source a expliqué qu’une telle mesure était importante, car le trafic de migrant génère « des revenus considérables ».

Les ministres devraient aussi prolonger le mandat de la mission EUBAM Libye jusqu’au 31 décembre 2017 (EUROPE 11829). L’UE devrait en outre déployer prochainement une mission d’étude (fact finding mission) dans le sud du pays pour voir ce qu’il peut être fait en termes de lutte contre la migration. Mais, selon une source européenne, il ne sera pas possible de mener une opération de PSDC civile, car cela est « irréaliste », selon elle, d'un point de vue sécuritaire.

La prolongation de la mission EUNAVFOR Med Sophia pourrait, elle, ne pas avoir lieu dès ce lundi en raison d’une réserve parlementaire. Son mandat court jusqu'à la fin du mois de juillet.

Lors du Conseil, les ministres discuteront plus largement de la situation politique et sécuritaire en Libye, et devraient adopter des conclusions. Ils pourraient discuter de l’aide que l’UE pourrait apporter au nouvel envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, qui prendra son poste le 1er août. « Sans solution politique en Libye, il n’y aura pas de solution pour la migration non plus », a rappelé une source européenne. La migration sera le sujet de discussion du déjeuner auquel seront présents le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale des migrations, William Lacy Swing.

Irak, Corée du Nord et stratégie globale sur la table des ministres

Sans débat, les ministres adopteront le concept de crise relatif à une mission de PSDC civile pour la réforme du secteur de la sécurité en Irak. La mission, qui devrait davantage porter sur les activités de conseil plutôt que de formation, devrait être déployée à Bagdad à l’automne et selon une source européenne, devrait être composée d'une vingtaine d'hommes. La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité fera aussi brièvement le point sur la situation à Mossoul et Raqqa (Syrie).

Le Conseil discutera en format restreint de la situation en Corée du Nord, alors que le pays a mené un nouvel essai balistique le 4 juillet (EUROPE 11823). Les ministres pourraient discuter des moyens pour faire changer de comportement au régime nord-coréen. Selon plusieurs sources, les États membres sont divisés. Si certains ne jurent que par le régime de sanctions, d’autres seraient plus ouverts à une approche double : à la fois des sanctions et, si et quand cela sera possible, un dialogue avec Pyongyang. « Notre ambition est que l’UE puisse jouer un rôle, nous ne devons toutefois pas donner l’impression que nous sommes prêts à la discussion tant que les autorités nord-coréennes ne seront pas engagées sur la voie de l’abandon des programmes balistiques et nucléaires. L’UE ne se pliera pas à des discussions qui pourraient être instrumentalisées par les Nord-Coréens », a résumé une source européenne.

La stratégie globale sera aussi un point à l’ordre du jour. Les ministres devraient, en particulier, discuter des priorités pour l’année à venir. Le Conseil pourrait étudier les possibilités de renforcer l’action de l’UE en faveur de la gouvernance mondiale, notamment les Nations Unies, ainsi que des ordres régionaux de coopération. Il devrait par ailleurs, sans débat, adopter les priorités de l’UE aux Nations Unies et lors de la 72e Assemblée générale de l'organisation.

Mme Mogherini pourrait aussi faire quelques remarques sur le futur sommet UE-CELAC, prévu fin octobre et sur la situation au Venezuela. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SOCIAL
BRÈVES
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit
CALENDRIER