Les présidents des groupes PPE et ADLE du Parlement européen, l’Allemand Manfred Weber et le Belge Guy Verhofstadt, ont plaidé, mercredi 7 juin, pour la mise en place d’une commission spéciale sur le terrorisme afin d’étudier les dysfonctionnements en matière d’échange d’informations entre les États membres.
L’idée d’une commission d’enquête ou commission spéciale n’est pas neuve : elle avait été émise par le groupe PPE dès janvier 2017 (EUROPE 11704), mais elle peine à se mettre en place. On parle désormais de commission spéciale et non plus de commission d’enquête pour ne pas donner le sentiment que les États membres seront pointés du doigt.
Les deux responsables politiques exhortent les autres groupes politiques à mettre cette commission spéciale en place « aussi vite que possible ». Le groupe S&D est, selon une source, le groupe le plus difficile à convaincre.
Accusant les deux hommes d'exploiter politiquement les récentes tragédies, le chef de file du groupe S&D, l'Italien Gianni Pittella, a estimé que la commission des libertés civiles pourrait se charger de ce travail, sans qu’il soit nécessaire de créer une autre commission.
Cette demande intervient alors que le dernier attentat à Londres, survenu samedi 3 juin, a montré des défaillances entre services britanniques et services italiens, ces derniers ayant intercepté à Bologne l'un des assaillants et signalé à Londres qu'il avait tenté de se rendre en Syrie. (Solenn Paulic)