Les membres du comité de liaison ad hoc (AHLC) pour l'assistance au peuple palestinien - l'UE, la Norvège, les États-Unis, la Russie, les acteurs du Moyen-Orient et les organisations onusiennes - ont réaffirmé, lors de leur réunion annuelle, jeudi 4 mai à Bruxelles, leur soutien à une solution à deux États pour régler le conflit israélo-palestinien ainsi qu'à la reprise des pourparlers, exhortant les deux parties à éviter des actions qui mettraient en péril ce processus.
Co-présidé jeudi par la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre norvégien des Affaires étrangères, Børge Brende, l'AHLC a déploré « le manque de développements » depuis sa dernière réunion à New York et a exprimé son inquiétude quant à la « détérioration continue » des conditions économiques pour les Palestiniens.
Dans ses efforts pour renforcer l'économie palestinienne et soutenir la viabilité d'un futur État palestinien, l'AHLC a plaidé pour une approche « plus coordonnée » pour réduire un écart budgétaire « élevé » à cet égard, demandant un soutien budgétaire plus élevé des donateurs.
L'AHLC a aussi encouragé l'Autorité palestinienne (AP) à adopter une approche stratégique pour réduire son déficit à travers des réformes budgétaires pouvant apporter des améliorations durables telles que la réforme de la fonction publique et la mise en place d'une taxation plus progressive.
Pour stimuler le développement économique, l'AHLC a invité Israël à ouvrir la zone C pour une plus grande activité palestinienne, incluant l'accès et la circulation.
Le comité a aussi encouragé les deux parties à conclure « d'urgence » la négociation du contrat provisoire d'achat d'électricité afin d'alimenter la centrale électrique de Jenin et compléter leur accord permanent d'achat d'électricité pour permettre à l'AP d'assurer ses approvisionnements, ainsi qu'à compléter un accord pour sécuriser l'approvisionnement d'eau en Cisjordanie et à Gaza.
L'AHLC a salué des discussions constructives sur la stabilité du secteur financier, en particulier la décision récente du gouvernement israélien d'aider à maintenir les relations bancaires et les progrès continus dans la lutte contre le blanchiment de capitaux palestiniens et le financement du terrorisme.
Concernant la reconstruction de la bande de Gaza, l'AHLC a souligné sa « profonde préoccupation » en ce qui concerne la crise énergétique et la situation précaire de l'eau, et il a dénoncé les pratiques des autorités de Gaza de taxation excessive des approvisionnements fournis par l'AP et les taxes supplémentaires pour tous les produits importés à Gaza.
À la lumière de la situation humanitaire précaire dans l'enclave, l'AHLC a appelé les donateurs à respecter leurs promesses faites lors de la conférence du Caire et Israël à faciliter l'accès à Gaza de matériaux essentiels à double usage autres que le ciment. (Emmanuel Hagry)