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Bulletin Quotidien Europe N° 11782
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ACTION EXTÉRIEURE / Tunisie

La « semaine tunisienne » au PE se conclut par la recommandation de structurer le dialogue entre parlements

Le commissaire européen à la Politique de voisinage, Johannes Hahn, a réitéré, jeudi 4 mai, lors de la clôture de la semaine tunisienne au Parlement européen (EUROPE 11780), l’engagement à soutenir la Tunisie et à une concertation accrue.

Il a cependant souhaité que la Tunisie, et en particulier ses législateurs - il s’adressait aux députés tunisiens présents, conduits par le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur – accentuent la mise en place de la décentralisation, l’amélioration de l’environnement des entreprises et la création d’emplois. L’UE prépare, a-t-il dit, une « stratégie de soutien renforcé » à un pays pour lequel, a-t-il rappelé, « nous avons dépassé nos engagements financiers » initiaux.

Les tâches à venir seraient ainsi plus axées sur la méthode et la réflexion commune, avec comme priorités d’action : les réformes structurelles et la bonne gouvernance, dont la lutte contre la corruption, la mise en place de programmes d’éducation pour les jeunes et pour contribuer à la diversification de l’économie.

Pour le président du Parlement tunisien, l’évolution de la coopération est « positive », mais « le cadre est ancien » et mérite d’être repensé. Il a notamment émis l’idée d’un « fonds spécial de soutien » avec des méthodes et des finalités similaires à celles des fonds structurels européens pour les pays des différents élargissements. Il a aussi souhaité une plus grande ouverture du marché européen et une mobilité contrôlée des jeunes. La Tunisie serait prête à proposer des « garanties qui rassurent (des) Européens » inquiets des flux migratoires. Dans cet esprit, il a également souhaité un renforcement de la coopération parlementaire par la création de groupes de travail communs.

La rencontre de trois jours a permis aux députés des deux côtés d’envisager une structuration de leur dialogue dont l’eurodéputé PPE Michael Gahler (allemand) a détaillé les conclusions. Le cadre de concertation parlementaire le plus significatif à créer serait celui sur le projet d’accord de libre échange (ALECA), objet de fortes réticences de la société civile. M. Gahler a souligné la proposition européenne de créer une « commission des pétitions » au sein de l’ARP pour favoriser le lien entre élus et électeurs. (Fathi B’Chir)

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