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Bulletin Quotidien Europe N° 11739
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POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

Plusieurs ministres s'opposent à la mise en place de TAC pour l'anchois et la sardine en Adriatique

L’Italie, l’Espagne, la Croatie et la Slovénie se sont opposées, lundi 6 mars à Bruxelles, au projet de la Commission européenne visant à mettre sous total admissible de captures (TAC) les anchois et les sardines pêchés dans la mer de l’Adriatique (EUROPE 11733).

Les pays les plus concernés par cette proposition, surtout l’Italie, la Croatie et, dans une moindre mesure, la Slovénie, se sont montrés très critiques sur la proposition visant à mettre en place un plan de gestion pluriannuel des stocks de petits pélagiques en mer Adriatique.

Le secrétaire d’État italien, Giuseppe Castiglione, a critiqué le projet d’instaurer des TAC d’anchois et de sardine en Adriatique et surtout la bureaucratie découlant des mesures de contrôles supplémentaires contenues dans la proposition. Plusieurs ministres ont jugé nécessaire de mieux tenir compte des spécificités des petites embarcations, très présentes en Adriatique.

Pour la ministre espagnole, Isabel Garcia Tejerina, seuls le thon rouge et l’espadon peuvent être gérés de manière efficace par des TAC en Méditerranée. Elle est très attentive aux répercussions potentielles de ce ‘plan Adriatique’ sur les futurs plans de gestion pour le reste de la Méditerranée. La Commission doit, en effet, adopter prochainement une proposition sur un plan de gestion en Méditerranée occidentale.

La France a soutenu les dispositions proposées (identiques à celles qui existent en Baltique) sur les mesures de sauvegarde et de conservation. La France peut accepter une extension aux bateaux entre 8 et 12 mètres de l’obligation de détenir un système de surveillance par satellite, mais elle a admis avoir des problèmes avec l’extension aux navires de moins de 12 mètres des exigences sur le journal de pêche électronique.

« Il ne faut pas appliquer de manière aveugle des mesures », a mis en garde la Croatie, qui tire 90% de ses captures des activités de pêche en Adriatique. La Slovénie n’a que quatre navires qui pêchent la sardine et l’anchois dans la zone et elle a demandé de pouvoir maintenir la pérennité de ces activités.

Le commissaire européen à la Pêche, Karmenu Vella, a appelé les ministres à adopter rapidement ce plan de gestion pour restaurer la durabilité de ces activités. Il a indiqué que la proposition visait à déterminer des possibilités de pêche fondées sur les avis scientifiques et à prévoir des mesures de contrôles adaptées à la petite taille des navires. La proposition devrait permettre d’augmenter de 20% d’ici à 2021 le niveau des stocks de ces petites espèces pélagiques, a estimé la Commission. Elle s'attend à une hausse de 5% des salaires des marins et une hausse de 10% des bénéfices pour les armateurs. Le commissaire Vella a reconnu que les mesures auraient des effets socio-économiques. Une phase de transition est donc nécessaire durant laquelle les pays pourront utiliser des instruments financiers pour aider le secteur à s’adapter. (Lionel Changeur)

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