La première réunion de la plateforme sur le bien-être animal se tiendra à Bruxelles le 6 juin et la seconde est prévue en novembre 2017, a indiqué, lundi 6 mars à Bruxelles, le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.
Devant le Conseil Agriculture, le commissaire a précisé que cette plateforme aura deux grands axes d’activités : - le développement d’engagements volontaires de la part des entreprises ; - la promotion des normes élevées de l’UE. Il y aura 75 membres au sein de cette plateforme. Des réunions sont prévues au moins deux fois par an dans les locaux de la Commission.
À sa première réunion, la plateforme adoptera son règlement intérieur à la majorité simple de ses membres. « La Commission présentera ses priorités de travail en matière de bien-être animal en vue de déterminer comment les membres de la plateforme pourront y contribuer et éventuellement compléter les activités de la Commission dans ce domaine », explique la Commission dans une note transmise au Conseil. La Commission confirme son souhait de concentrer ses activités « sur une meilleure application de la législation communautaire, sur la promotion des normes de l'UE à l'échelle internationale et sur le développement de la valeur marchande du bien-être animal, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'UE ». La Commission invitera les membres de la plateforme à discuter, à partager leurs expériences et à identifier des sujets et des méthodes par lesquels il est possible d’atteindre des objectifs « mesurables et réalistes ». En fonction du « niveau de consensus » obtenu entre les membres, la Commission définira le programme de travail de la plateforme. En outre, la Commission envisage de créer, si besoin, des sous-groupes chargés d'examiner des questions spécifiques sur la base d'un mandat défini par la Commission.
Huit ministres de l’Agriculture sont intervenus après la présentation du commissaire Vytenis Andriukaitis. L’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni ont soutenu les travaux de cette instance. Le Danemark a évoqué notamment le problème du trafic illégal des chiens. Le ministre adjoint britannique, George Eustice, a souligné l’importance du bien-être animal dans les négociations sur les accords commerciaux avec les pays tiers et dans les considérations sur l’avenir de la politique agricole commune.
Dermatose nodulaire contagieuse. De nombreux ministres de l’Agriculture (ceux de Slovénie, Autriche, Hongrie, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Danemark, Lituanie, France…) ont soutenu les demandes de la Croatie en faveur de : - l’octroi d’indemnisations communautaires pour les pertes encourues en raison des mesures de lutte contre cette maladie ; - la modification, pour l’année 2018, de la décision 2016/2008 (mesures de lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse dans certains États membres) afin d’y inclure une ‘stratégie de sortie’ pour permettre la circulation du bétail vacciné au sein de l’UE lorsque la vaccination ne sera plus pratiquée. L’Italie s’est montrée dubitative sur les modalités proposées par la Croatie sur la stratégie en matière de circulation du bétail vacciné. La Commission a indiqué que, le mois prochain, la législation sur les mesures de lutte contre cette maladie sera révisée à la lumière, notamment, de nouveaux avis scientifiques. (Lionel Changeur)