login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11648
Sommaire Publication complète Par article 18 / 27
POLITIQUES SECTORIELLES / Recherche

L’UE marie innovation et migration pour le premier partenariat de recherche en Méditerranée

En le présentant comme un subtil maillage entre innovation et gestion de la migration, la Commission européenne a proposé, mardi 18 octobre, de créer le premier partenariat de recherche en Méditerranée (PRIMA) qui sera cofinancé par le budget de l’UE. 

La Commission s’était montrée très prudente en 2014 sur ce sujet (EUROPE 11219, 11212), mais elle vient finalement de sauter le pas et d'opter pour une solution qui devrait réjouir le Conseil de l’UE : le premier PRIMA va bel et bien être basé sur l’article 185 TFUE, qui permet de financer à partir du budget européen des programmes de recherche et de développement entrepris conjointement par plusieurs États membres. L'actuel programme-cadre de l’UE pour l’innovation et la recherche (‘Horizon 2020’) sera mobilisé à hauteur de 200 millions d’euros et ce sont ses règles et critères qui s’appliqueront pour le choix des projets.

Ce premier type de partenariat vise à créer des solutions innovantes pour la durabilité de la gestion de l'approvisionnement en eau et de la production alimentaire dans le bassin méditerranéen (Égypte, Israël, Liban, Maroc et Tunisie vont y participer à ce stade). La Commission ne s’en cache pas, ce n’est pas l’innovation ou l’intérêt propre des futurs projets de recherche qui est ici primordial. Ce sont surtout les retombées espérées en matière de migration qui comptent. Le commissaire européen Carlos Moedas, en charge de la Recherche, l’a souligné, dans un communiqué, de manière très claire : « À travers PRIMA, la recherche et l'innovation vont jouer un rôle crucial dans la lutte contre les causes de l'immigration »

Les États participants, qui sont, à ce stade, neuf du côté de l’UE (Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal et République tchèque, l’Allemagne étant en train de négocier sa participation), se sont engagés aussi à apporter 200 millions d’euros pour ce partenariat qui doit démarrer en 2018 et durer dix ans. Ce calendrier sera respecté, à condition que le Conseil de l’UE et le Parlement européen approuvent rapidement cette proposition de la Commission et que les négociations avec les États tiers participants, qui ne sont pas associés à ‘Horizon 2020’, soient finalisées. Il s’agit du Maroc, du Liban et de l’Égypte. (Jan Kordys)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES