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Bulletin Quotidien Europe N° 11648
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

La Pologne promeut son projet de Porte gazière du nord qui repose sur le gaz norvégien et le GNL

Le secrétaire d'État polonais en charge des infrastructures énergétiques stratégiques, Piotr Naimski, a promu au Parlement européen, dans le cadre d'un événement organisé par son compatriote eurodéputé Zdzisław Krasnodębski (CRE), mardi 18 octobre, le projet de Porte gazière du Nord, qui repose sur l'expansion du terminal GNL de Świnoujście et sur une interconnexion gazière reliant la Pologne à la Norvège via le Danemark, et qui vise aussi à alimenter l'Europe centrale et orientale.

« La Pologne a une stratégie pour connecter son marché du gaz avec des sources d'approvisionnement indépendantes », a expliqué M. Naimski devant la presse.

D'une part, la Pologne veut porter la capacité du terminal GNL de Świnoujście de 5 milliards de m³ par an actuellement à 7,5 milliards puis à 10 milliards de m³ par an. D'autre part, elle veut importer du gaz naturel depuis le Plateau continental norvégien à travers une infrastructure reliant la Norvège à la Pologne et une infrastructure reliant le Danemark à la Pologne sous la mer Baltique, le projet de gazoduc Baltic, projet d'intérêt commun (PCI) qui aurait une capacité de 10 milliards de m³ par an.

« Deux sources indépendantes par le Nord peuvent donc nous fournir 20 milliards de m³ de gaz par an », a résumé M. Naimski, expliquant que ce projet pouvait répondre à la demande de gaz en Europe centrale et orientale, évaluée à 40 milliards de m³ par an, voire 70 milliards de m³ en incluant l'Ukraine. Cette stratégie prévoit aussi des interconnexions gazières entre la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et l'Ukraine, a-t-il précisé, disant espérer que le projet soit opérationnel en 2022.

« Je peux vous assurer que ce projet est basé sur des calculs économiques. Il prend en compte les tarifs et les coûts de transport et il est concurrentiel. Ce n'est pas un projet politique », a insisté M. Naimski, déplorant que le projet germano-russe de gazoduc Nord Stream-2 « visait à maintenir la domination d'un seul fournisseur en Europe centrale et orientale ». (Emmanuel Hagry)

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