Les ministres européens de l’Environnement et leurs homologues des six pays du Partenariat oriental (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie et Ukraine) ont franchi, mardi 18 octobre à Luxembourg, une nouvelle étape dans leur coopération en exprimant leur volonté d’aller de l’avant pour s’attaquer conjointement aux défis environnementaux et climatiques, dans leur intérêt commun.
Les deux parties sont convenues de coopérer dans les domaines de la lutte contre la pollution atmosphérique, la protection de la santé humaine contre les substances chimiques nocives, la protection de l’eau contre la pollution, la préservation de la biodiversité, et de renforcer leur coopération pour la mise en œuvre de l’agenda universel pour le développement durable et de l’Accord de Paris sur le climat.
Ces avancées sont à mettre au bilan d’une réunion ministérielle du Partenariat oriental adossée à la réunion du Conseil Environnement de l'UE – la première du genre dans ce format, mais non la dernière.
« Nous avons décidé de coopérer sur un certain nombre de questions qui ont un impact réel sur la vie des gens. Nous travaillons pour améliorer la qualité de l’air et de l’eau, nous travaillons pour protéger les citoyens contre les substances nocives. Et nous coopérons pour garantir que notre nature aussi soit protégée», a déclaré le commissaire européen à l’Environnement, Karmenu Vella, mardi 18 octobre à Luxembourg, en évoquant les réussites du réseau paneuropéen Natura 2000 des habitats naturels protégés. Il s’exprimait à l’issue d’un échange de vues entre les parties.
Une déclaration conjointe consigne cet engagement politique renouvelé pour la coopération future. Les ministres de l’Environnement l’avaient adoptée la veille, sans débat, pour le compte de l’UE.
Cette déclaration commune n’est qu’une première étape ; elle sera suivie par l’adoption d’un plan d’action dont la mise en œuvre fera l’objet d’un examen des progrès accomplis dans deux ans, a souligné le commissaire.
C'est une profession de foi des deux parties dans les vertus d'une transition vers une gestion durable des ressources naturelles, dans des modes de consommation et de production conformes aux principes de l'économie circulaire et dans les opportunités offertes par le développement durable et la transition vers une économie sobre en carbone en termes de croissance et de création d'emploi. (Aminata Niang)