« En vue des futures élections, le besoin d’une réforme du système électoral s’impose, de façon à le rendre plus crédible », ont conjointement déclaré la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, et le commissaire à la Coopération internationale, Neven Mimica, dans un communiqué publié samedi 24 septembre.
Au pouvoir depuis 2009, le président sortant Ali Bongo Ondimba a officiellement été réélu après que la Cour constitutionnelle gabonaise a rejeté le recours de son rival, Jean Ping, qui dénonçait des irrégularités lors du scrutin.
Mme Mogherini et M. Mimica ont aussi regretté que la mission d’observation électorale de l’UE n’ait bénéficié que d’un « accès très limité au processus de recours et de contentieux ». Dimanche, les responsables de cette mission ont également relevé « une grande faiblesse » du système électoral gabonais et regretté que les « doutes sérieux » relatifs aux résultats obtenus dans la province du Haut-Ogooué, fief familial des Bongo, n’aient pas pu être levés.
« Dès lors, la confiance du peuple gabonais concernant l’intégrité du processus électoral peut légitimement, être mise en doute », ont estimé Mme Mogherini et M. Mimica. (Mathieu Bion)