Les pays du pourtour méditerranéen qui participent au CIHEAM (Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes), qui ont réuni mercredi 21 septembre à Tirana (Albanie) un « Forum sur la production agricole durable en Méditerranée » (EUROPE 11629) ont publié, à la fin des travaux, un plan d’action 'PACMED 2025'. Ce plan propose notamment de mettre en place cinq « initiatives phares inédites, régionales, à travers la mobilisation de partenariats institutionnels et de co-financements ».
La première initiative ambitionne de mettre en place une « Plate-forme méditerranéenne de dialogue politique sur les facteurs de la migration rurale ». La deuxième vise à engager des actions de « formation sur le ‘Zéro Gaspillage’ en Méditerranée (ressources naturelles, alimentation, connaissances) ». La troisième prévoit l’élaboration d’un « Pacte méditerranéen pour une agriculture et une alimentation durables ». « Face aux enjeux démographiques, alimentaires et climatiques, les pays méditerranéens doivent produire plus, mieux et avec moins de ressources », indique le CIHEAM. La quatrième a pour but d’initier une « action méditerranéenne en faveur de l’autonomisation des jeunes et des femmes en zone rurale ». Enfin, le CIHEAM et ses organisations affiliées veulent offrir « une contribution concrète à la Politique européenne de voisinage ». Cette initiative sera lancée à partir de 2017 et aura pour objectifs de « renforcer les complémentarités régionales en termes d’expertise scientifique et de compétence technique » et « d’enrichir le maillage institutionnel du CIHEAM » pour ses activités de formation, de recherche et de développement en Méditerranée avec l’espoir d’un soutien de l’UE, notamment dans la recherche.
Le Forum a conclu que « la région méditerranéenne concentre d’immenses défis politiques, économiques, sociaux et climatiques, occupant ainsi une place centrale dans l’actualité internationale », car de « nombreuses transitions y sont à l’œuvre, positionnant la Méditerranée comme l’un des principaux laboratoires de la planète en matière de construction d’un développement qui soit plus durable et plus inclusif ». L’action doit être « plus durable » et tenir compte des « besoins de la population et des contraintes environnementales de la région ». De ce constat « émergent plusieurs recommandations, ancrées dans la conviction profonde qu’il faut investir dans l’agriculture, la pêche et les territoires ruraux de la Méditerranée. » (Fathi B’Chir)