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Bulletin Quotidien Europe N° 11620
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Sept pays méditerranéens énoncent leurs priorités pour relancer le projet européen

Les leaders de sept États membres méditerranéens – Chypre, Espagne, France, Grèce, Malte, Italie, Portugal – ont lancé un message d’unité à leurs partenaires tout en faisant valoir les priorités découlant de leur situation particulière, vendredi 9 septembre, depuis Athènes, à une semaine du sommet informel des Vingt-Sept de Bratislava.

En tant que pays méditerranéens, « nous avons le devoir de soumettre notre propre approche pour le traitement et la résolution des défis auxquels nous faisons face, de répondre aux forces nationalistes et xénophobes », a déclaré le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l’issue du mini-sommet. « Nous ne sommes pas, ni n’aspirons, à devenir une autre initiative qui divise l’Europe », a-t-il assuré.

Les sept pays participants ont adopté une déclaration qui souligne leurs préoccupations principales. La première d’entre elles concerne la protection des frontières extérieures de l’Union et le partage de la charge liée à l’accueil des migrants. « Les pays méditerranéens ont affronté des difficultés au nom de l’Europe », a déclaré à ce propos le président français, François Hollande. Selon lui, la coopération entre pays méditerranéens et pays d’origine des migrants, notamment africains, contribuera à la stabilité et à la sécurité de l’Europe dans son ensemble. Dans la même veine, le Premier ministre portugais, António Costa, qui sera l'hôte du prochain mini-sommet à sept, a plaidé pour un soutien accru dans les relations entre l’Afrique et l’Europe.

En première ligne dans la gestion des flux migratoires, la Grèce et l’Italie demandent aux autres pays de l’UE d’assumer leurs engagements notamment en matière de relocalisations de réfugiés. 3 000 réfugiés ont été relocalisés dans l’UE en 2016, alors que l’objectif est de 300 000 personnes, a déploré M. Tsipras, interviewé par le journal Le Monde.

Autre priorité des sept pays méditerranéens : la lutte contre le terrorisme. « Le partage de renseignements devrait être amélioré, notamment en créant une plateforme d'échanges multilatéraux dédiée et en temps réel », indique la déclaration d'Athènes.

Sur le plan économique, les sept pays méditerranéens, qui ont souvent subi de plein fouet la crise de la dette souveraine, plaident pour des politiques favorisant la croissance. Ils reprennent à leur compte le souhait de la France que le plan ‘Juncker’ d'investissement soit doublé. De même, en vue de favoriser la mobilité, l'Initiative pour l'emploi des jeunes et le programme 'Erasmus' devraient être amplifiés. 

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a insisté sur l’importance de progresser au niveau européen dans le domaine social. « L’idée d’une ‘Europe sociale’ a été oubliée pendant longtemps et nous disons que nous soutiendrons l’évolution d’une Union qui retourne à cette idée », a-t-il indiqué. Les sept pays se disent « déterminés à faire respecter l'acquis social et à promouvoir la cohésion et la convergence sociales ». Ils se disent aussi prêts à poursuivre les réformes structurelles propices à la croissance et fixent comme priorité la lutte contre le 'dumping' fiscal. (Mathieu Bion)

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