login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11617
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie

Les ministres plancheront sur l’amélioration du plan ‘Juncker’ d’investissement

La Présidence slovaque du Conseil de l’UE sondera les ministres européens des Finances sur la manière d’améliorer le plan ‘Juncker’ d’investissement, lors de leur réunion informelle des vendredi 9 et samedi 10 septembre à Bratislava.

Cette discussion visera à alimenter la réflexion des États membres sur l’opportunité de prolonger d'ici à 2020 cette initiative européenne triennale lancée à l’automne 2015 et qui, selon le commissaire à la Croissance et à l’Investissement, Jyrki Katainen, a déjà permis d’attirer plus d’un tiers (115 milliards d’euros) d’investissements additionnels (EUROPE 11583, 11563).

L’un des éléments que la Présidence slovaque souhaite approfondir est la façon de garantir le caractère additionnel des investissements mobilisés via la garantie publique fournie par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). « Le sentiment général, au niveau technique et politique, est que le caractère ‘additionnel’ ne soit pas suffisamment respecté », notent les autorités slovaques dans un document qui servira de base aux discussions ministérielles. Une appréciation que les députés ont déjà exprimée en juin (EUROPE 11568). Les autorités slovaques avancent, dès lors, l’idée d’élaborer des « critères transparents » permettant de certifier qu’un investissement n’aurait pas été réalisé sans l’existence du plan ‘Juncker’.

Une meilleure définition des projets considérés comme stratégiques pourrait être envisagée, indique la Présidence slovaque, ainsi qu'une décentralisation accrue du plan afin d'« améliorer l'équilibre géographique ». Or, à la création du plan 'Juncker', les États membres et le Parlement européen ont fait en sorte de ne pas privilégier un secteur d'activité ni une zone géographique afin d'éviter les interférences politiques dans le choix des projets.

La Présidence slovaque est également d'avis que le rôle du FEIS en tant qu'investisseur en actions ('equity investor') devrait être renforcé, notamment sur le segment des grandes infrastructures publiques. « Pour être une réussite, le FEIS devrait se focaliser sur la diversification des sources de financement en Europe à travers l'essor du marché des actions en Europe », note-t-elle. Enfin, elle s'interroge sur l'opportunité de fournir aux États membres des incitations à contribuer directement au niveau du FEIS et non plus en appui aux projets réalisés sur leur territoire. (Mathieu Bion)

 

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES