La Commission européenne a rappelé, mardi 30 août, que le sauvetage des vies en mer et la prévention des naufrages restaient l’une de ses principales priorités alors que les sauveteurs italiens sont venus en aide, lundi 29 août, à 6500 migrants en détresse au large de la Libye.
L’institution européenne a aussi estimé que les chiffres de 2016 restaient en baisse par rapport à l’année 2015. « Le centre opérationnel a géré 40 opérations de sauvetage » dans cette zone, a rapporté l’AFP, menées par des bateaux des gardes-côtes et de la marine italienne, de leurs homologues irlandais, de l’opération Sophia, de l’agence européenne Frontex et d’organisations humanitaires.
Au lundi 29 août 2016, près de 106 000 migrants étaient arrivés sur les côtes italiennes selon la Commission, un chiffre qui constitue une baisse de plus de 8% par rapport à 2015 sur cette même période. L’institution précise qu’elle surveille cette route de près et, avec les agences européennes, fait « de son mieux pour soutenir l’Italie ».
Le patron de l’agence Frontex, Fabrice Leggeri, a lui mis en garde, lundi dans une interview à Die Welt, contre le fait que les migrants trouvent de nouvelles routes pour venir dans l’UE, notamment via la Bulgarie. La Commission s’est également dite prête, mardi 30 août, à aider la Bulgarie.
Pas de signe d’inversement de tendance en Mer Egée
La Commission a, par ailleurs, indiqué ne pas avoir l’information, de la part de l’agence européenne Frontex, selon laquelle les autorités turques auraient affaibli la mise en œuvre de l’accord UE/Turquie du 18 mars qui doit notamment empêcher les migrants de rejoindre les côtes européennes.
Lundi, les arrivées sur les îles grecques avaient été supérieures à celles enregistrées les jours précédents, dépassant les 300 unités, contre une moyenne précédente de 92 arrivées par jour. Pour le mois d’août, le nombre d’arrivées quotidiennes s’est élevé à 112 sur les îles grecques, en incluant les arrivées des derniers jours, explique la Commission.
Durant les premiers mois de 2016, les arrivées s’élevaient à 2 000 par jour et, au plus fort de l’été 2015, jusqu’à 10 000 par jour, indique encore la Commission. « Il va sans dire que nous continuons de surveiller la situation », mais, selon les analyses de Frontex, il « n’y a aucun signe de changements concernant les mesures prises par les autorités turques ». « La hausse récente des arrivées s’explique principalement par le changement apparent du mode opératoire des migrants et les effets saisonniers », a encore estimé l'institution européenne. (Solenn Paulic)