Bruxelles, 27/06/2016 (Agence Europe) - Convaincus que l'Union offre un cadre unique de paix et de prospérité, les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'Europe reconnaissent que l'intégration européenne future dépendra du niveau d'ambition de chaque État membre.
« Nous poursuivrons nos efforts en faveur d'une Union européenne à 27 plus forte et ayant plus de cohésion, reposant sur des valeurs communes et sur la primauté du droit. C'est à cette fin que nous reconnaîtrons également plusieurs niveaux d'ambition entre les États membres pour ce qui est du projet d'intégration européenne. Sans revenir sur ce que nous avons accompli, nous devons trouver de meilleurs moyens de traiter ces niveaux d'ambition différents afin de faire en sorte que l'Europe réponde mieux aux attentes de tous ses citoyens », ont déclaré conjointement l'Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Belge Didier Reynders, le Français Jean-Marc Ayrault, l'Italien Paolo Gentiloni, le Luxembourgeois Jean Asselborn et le Néerlandais Bert Koenders, samedi 25 juin, à l'issue d'une rencontre à Berlin.
Désireux de prendre « très au sérieux » le « mécontentement » des citoyens européens vis-à-vis du fonctionnement actuel de l'Union, les ministres promettent d'axer leurs efforts sur les grands défis actuels qui appellent une réponse européenne: « garantir la sécurité » face aux menaces externes et internes croissantes, gérer le défi migratoire et stimuler l'économie européenne en favorisant la convergence et en progressant vers la réalisation de l'Union monétaire européenne.
Intervenant au lendemain de la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE (EUROPE 11580), cette initiative des six pays fondateurs a été critiquée par les pays n'ayant pas participé aux discussions. « Le débat sur l'avenir de l'UE doit être tenu au niveau des 27 États membres », a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères, Lubomir Zaoralek. (Mathieu Bion)