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Bulletin Quotidien Europe N° 11581
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) royaume-uni

Berlin, Paris et Rome ne veulent pas de « pré-négociation » antérieure à la notification de sortie de l'UE

Berlin, 27/06/2016 (Agence Europe) - Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi veulent une relance en trois points du projet européen avant mars 2017 et attendent (avec impatience) que le Royaume Uni notifie sa volonté de sortie de l'Union européenne.

« Tant que le Royaume-Uni n'a pas notifié sa demande dans le cadre de l'article 50 du Traité, nous ne pouvons rien faire », ont déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, François Hollande, et le président du Conseil italien, Matteo Renzi, lundi 27 juin à Berlin. « Il n'y aura pas de discussion formelle ou informelle d'ici là », a précisé la chancelière.

Il faut toutefois aller vite, ont martelé les trois dirigeants. « Nous comprenons la situation politique au Royaume-Uni et nous devons faire preuve de respect, mais il y a aussi un respect à attendre de la part du Royaume-Uni à l'égard de l'Union européenne », a précisé François Hollande.

Pour Matteo Renzi, il n'est pas question de revenir en arrière: il faut montrer aux citoyens qu'« on ne plaisante pas avec la démocratie » et tenir compte du vote des Britanniques. « Nous devons prendre acte de la décision du Royaume-Uni et tourner la page », a-t-il répété.

Entre temps, « nous allons faire des propositions pour donner une nouvelle impulsion à l'Europe », a annoncé la chancelière, en précisant les trois priorités de cette impulsion: sécurité, croissance et emploi, euro. Là où Angela Merkel a insisté sur la politique de sécurité et de contrôle aux frontières, François Hollande a davantage mis l'accent sur l'approfondissement de la politique fiscale et sociale dans la zone euro ainsi qu'une politique d'investissement dans le domaine numérique et énergétique en particulier.

Les étapes sont sur la table: l'Allemagne, la France et l'Italie présenteront leurs idées, mercredi au Conseil européen (voir autre nouvelle), avant de faire « des propositions concrètes dans certains domaines concrets dans les prochains mois », a précisé Mme Merkel.

L'objectif est d'aboutir en mars 2017, lors des cérémonies liées à l'anniversaire du traité de Rome de 1957 qu'organisera l'Italie mais, a précisé Mme Merkel, « nous devons avancer d'ici là ». François Hollande veut, pour sa part, aller aussi vite que possible pour préparer la sortie du Royaume-Uni. Face notamment aux réactions des marchés et « pour réduire le temps d'incertitude, il est important qu'un calendrier soit notifié demain ou après-demain ainsi qu'un processus », a espéré le président français.

Misant sur le moment opportun pour agir que pourrait insuffler le référendum britannique (EUROPE 11580) - le kairos grec, a-t-il précisé, Matteo Renzi a espéré « une lucidité nouvelle » en Europe, comme si celle-ci s'était réveillée au lendemain du référendum britannique avec « la conscience d'avoir été privée d'un objet précieux ».

Les trois leaders ont adopté une déclaration commune dans laquelle ils énoncent trois domaines d'action prioritaires: la sécurité, l'économie et la cohésion sociale ainsi que la jeunesse. (Nathalie Steiwer)

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