Bruxelles, 27/06/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull, a demandé au ministère des Finances, à la banque centrale et au régulateur financier de son pays, lundi 27 juin, une étude urgente (pour la semaine prochaine) sur les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, au lendemain du vote britannique en faveur du 'Brexit', ajoutant que l'Australie ferait équipe avec la Nouvelle-Zélande pour négocier de nouveaux accords sur le commerce et les mouvements de personnes avec Londres.
Pour faire face à ce qu'il a qualifié de « très gros changement », M. Turnbull est convenu avec son homologue néo-zélandais, John Key, que l'Australie et la Nouvelle-Zélande devaient gérer ensemble l'après-'Brexit' en vue de parvenir à « un cadre coopératif » avec le Royaume-Uni.
« Nous avons beaucoup d'intérêts communs avec nos voisins de Nouvelle-Zélande et j'ai discuté des implications du 'Brexit' avec le Premier ministre, John Key, et elles sont considérables. Nous avons des intérêts communs pour ce qui est d'y faire face, du point de vue des échanges commerciaux et des mouvements de personnes », a déclaré M. Turnbull. Le Premier ministre australien a précisé qu'il rencontrerait « rapidement » son homologue néo-zélandais après les élections législatives en Australie, le 2 juillet, s'il est reconduit.
L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont convenues chacune de leur côté avec l'UE, fin 2015, de lancer le processus en vue de l'ouverture de négociations pour des accords bilatéraux de libre-échange.
M. Turnbull, s'est dit confiant, le 24 juin, quant à la poursuite de ce processus ainsi que de relations étroites entre son pays et le Royaume-Uni. M. Key a, quant à lui, estimé que le 'Brexit' n'aurait pas d'impact significatif pour la Nouvelle-Zélande, mais que son pays devrait négocier avec Londres un accord commercial et les migrations une fois le processus de sortie de l'UE accompli. (Emmanuel Hagry)