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Bulletin Quotidien Europe N° 11580
INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Industrie et syndicats énumèrent les grands chantiers pour remettre l'UE en selle

Bruxelles, 24/06/2016 (Agence Europe) - Le vote référendaire du Royaume-Uni, vendredi 24 juin, a également fortement fait réagir les associations représentant le secteur industriel, mais aussi syndical, qui ont soumis plusieurs axes d'actions pour valoriser la plus-value européenne.

L'association représentant le grand patronat européen, BusinessEurope, a ainsi dit regretter le choix des Britanniques. Sa présidente, Emma Marcegaglia, a déclaré que le 'Brexit' était un facteur d'incertitude, mais qu'il fallait absolument réformer l'Union européenne.

Ainsi, BusinessEurope avance 5 grands chantiers à mener, à savoir: - se concentrer sur les domaines dans lesquels l'Union peut apporter une réelle plus-value et laisser ceux qui peuvent être mieux traités au niveau national et régional, selon le principe de subsidiarité ; - définir et mettre en oeuvre une stratégie européenne « véritablement » cohérente et ouverte sur l'extérieur qui inclue un pilier économique fort, en insistant pour que l'Union parle d'une seule voix sur la scène internationale, dans le cadre de la politique de sécurité et des négociations commerciales ; - mettre en oeuvre une législation plus « intelligente » et des politiques réellement en faveur de la compétitivité, que ce soit au niveau européen ou national ; - préserver l'espace Schengen en apportant une réponse à la crise des réfugiés et une gestion efficace des frontières extérieures ; - améliorer la gouvernance de l'Union économique et monétaire, en s'appuyant sur le rapport dit « des 5 présidents » (EUROPE 11340).

L'UEAPME, qui représente les PME en Europe, a, elle aussi, regretté les résultats du référendum, prévoyant des effets délétères pour le Royaume-Uni, les autres États membres et les PME. Pour l'organisation, la même analyse est de mise: cet événement montre que l'Union doit être réformée en profondeur, comme l'a déclaré sa présidente, Ulrike Rabmer-Koller. Pour cette dernière, le chantier fondamental à mener porte sur la réduction de la bureaucratie plombant l'activité des PME.

Les forces syndicales en force de proposition. Les syndicats sont également sur le pied de guerre. La Confédération européenne des syndicats (CES) considère ainsi, dans un communiqué de presse, que le 'Brexit' fait office de « sonnette d'alarme » pour l'UE. La CES propose ainsi de s'attaquer aux causes profondes du mécontentement des travailleurs européens pour éviter un effet domino. Elle avance toute une série de propositions. Les syndicats demandent: - sur le dossier migratoire, la suspension de l'accord UE-Turquie et la relocalisation effective des 60 000 réfugiés, ainsi qu'un meilleur usage du fonds de l'UE pour l'asile, la migration et l'intégration (AMIF) ; - sur l'emploi et la croissance, l'abandon du projet des conseils nationaux de la productivité, et appellent des recommandations pays par pays plus axées sur les politiques sociales et de l'emploi, en cessant les attaques sur le salaire minimum. (Pascal Hansens)

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