Bruxelles, 24/06/2016 (Agence Europe) - Si l'ONU et les États-Unis se sont montrés confiants quant à la continuité de relations solides avec le Royaume-Uni malgré le vote britannique en faveur du 'Brexit', vendredi 24 juin, la Russie a pour sa part formulé l'espoir d'une amélioration de ses relations avec Londres. L'UE a, de son côté, assuré ses partenaires du maintien de son engagement en faveur de la coopération internationale.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a dit souhaiter que l'UE « demeure un partenaire solide » pour l'ONU sur les questions humanitaires, la paix et la sécurité, « y compris les migrations » et que le Royaume-Uni « continue d'exercer un rôle dirigeant dans de nombreux domaines », notamment en matière d'aide au développement. Pour la période de transition qui s'ouvre entre l'UE et le Royaume-Uni, M. Ban Ki-moon a dit compter sur « le pragmatisme de l'Europe et son sens de la responsabilité commune ».
« L'UE est et continuera d'être un acteur fort et un partenaire fiable pour tous nos amis dans le monde. Nous continuerons à agir comme une force pour la paix et la sécurité et comme un fervent partisan de la coopération internationale et du multilatéralisme », a assuré la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini. « Le désengagement n'est pas une option (…) Ces temps difficiles exigent encore plus de leadership et de résolution, et encore plus d'unité. L'unité de vues est notre force, et nos citoyens - et le monde entier - ont besoin d'une UE forte comme jamais auparavant », a-t-elle ajouté.
« La relation spéciale entre les États-Unis et le Royaume-Uni est durable, et l'adhésion du Royaume-Uni à l'OTAN demeure une pierre angulaire essentielle de la politique étrangère, de la politique de sécurité et de la politique économique des États-Unis », a commenté le président américain, Barack Obama. « De même que notre relation avec l'UE, qui a tant fait pour promouvoir la stabilité, stimuler la croissance économique, et favoriser la diffusion des valeurs et les idéaux démocratiques à travers le continent et au-delà », a-t-il ajouté, assurant que l'UE et le Royaume-Uni resteraient des « partenaires indispensables » des États-Unis.
Au Japon, le Premier ministre, Shinzo Abe, a souligné ses préoccupations à l'égard des risques de fluctuations monétaires après la décision du peuple britannique de sortir de l'UE. « Les citoyens britanniques ont pris la décision de quitter l'UE. Je suis préoccupé par les risques sur les devises et les marchés financiers», a-t-il déclaré lors d'un débat télévisé vendredi, assurant que le Japon prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la stabilité sur les marchés financiers mondiaux.
La Russie espère que le 'Brexit' permettra une amélioration de ses relations avec le Royaume-Uni, a indiqué vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Nous espérons que dans cette nouvelle réalité, la nécessité de construire de bonnes relations l'emportera », a déclaré M. Peskov, disant n'avoir pas toujours constaté une volonté de coopération de la part du Royaume-Uni, ardent militant pour des sanctions contre Moscou après l'annexion de la Crimée et dans le cadre du conflit en Ukraine orientale. Le 'Brexit' est une affaire interne au Royaume-Uni et à ses relations avec l'UE, a ajouté M. Peskov, précisant que Moscou souhaitait que l'UE « reste une force économique florissante, stable et prévisible ». Pour sa part, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a dénoncé des risques supplémentaires pour l'économie mondiale, y compris pour l'économie russe, après le vote britannique en faveur du 'Brexit'. (Emmanuel Hagry)