Bruxelles, 10/06/2016 (Agence Europe) -Lors du huitième round du dialogue annuel entre l'UE et le Tadjikistan tenu à Douchanbé, la délégation européenne, menée par le chef de la Division 'Asie centrale' du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Toivo Klaar, a exhorté, jeudi 9 juin, le Tadjikistan à faire des progrès sur les droits de l'homme.
Ainsi, réitérant leur « profonde préoccupation concernant un certain nombre de développements au cours de la dernière année, y compris les poursuites et l'emprisonnement d'opposants politiques, de membres de leurs familles et des avocats qui les représentent », l'UE a exhorté le Tadjikistan à enquêter sur les allégations de torture et de violations du droit à un procès équitable les concernant. Selon le communiqué du SEAE, la délégation européenne a cependant salué la prise de mesures pour renforcer les garanties légales contre la torture, tout en encourageant à plus d'efforts pour les mettre en oeuvre et pour poursuivre les responsables d'actes de torture en justice.
L'UE a aussi appelé les autorités tadjikes à alléger la pression sur les journalistes et à cesser de bloquer les sites d'actualité. Les autorités doivent faciliter le travail des organisations de la société civile et des personnes travaillant sur les droits de l'homme et réaliser de nouvelles consultations avec les ONG sur les nouvelles procédures d'information financière, a ajouté la délégation. Depuis 2015, la divulgation des informations financières relatives aux sources de financement des ONG est obligatoire.
Le même jour, à Strasbourg, dans une résolution commune, le Parlement européen s'est dit extrêmement préoccupé par la détérioration constante de la situation des droits de l'homme au Tadjikistan (EUROPE 11569). (Camille-Cerise Gessant)