Bruxelles, 21/03/2016 (Agence Europe) - En visite à Tbilissi pour évaluer le progrès de la mise en oeuvre de la zone de libre-échange UE/Géorgie 18 mois après son entrée en vigueur, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a lancé, lundi 21 mars, une initiative d'assistance financière et technique de 62 millions d'euros, le EU4Business, pour aider les PME géorgiennes à accéder au marché européen.
EU4Business est un programme d'assistance technique et financière pour les programmes financés par l'UE. Il inclut un soutien aux PME géorgiennes pour s'adaptation aux normes de l'UE et accéder aux financements et aux conseils d'affaires, un soutien au gouvernement géorgien pour les réformes dans le secteur privé et des actions visant à renforcer les organisations professionnelles.
Bond de 15% des exportations géorgiennes. Mme Malmström, qui a rencontré lundi le président géorgien, Giorgi Margvelashvili, et des membres du gouvernement géorgien conduit par le Premier ministre, Guioirgui Kvirikashvili, a salué, lors d'un discours devant l'ISET Business School de l'université de Tbilissi, les premiers gains de la zone de libre-échange, soulignant que l'UE était désormais la première destination pour les exportations géorgiennes, en accueillant désormais 29%. Constituées majoritairement de produits de base et de matières premières, les exportations géorgiennes vers l'UE ont enregistré un bond de 15% sur un an. Les échanges bilatéraux ont dépassé les 2,5 milliards d'euros en 2015, et l'UE était à la source d'un peu moins de la moitié des investissements réalisés en Géorgie entre 2009 et 2014, a souligné la commissaire.
Réformes attendues en matière SPS. « Nous avons déjà des exemples de réussite: les bleuets et les kiwis géorgiens peuvent maintenant être achetés dans les supermarchés au Royaume-Uni et en Allemagne. C'est un signe encourageant de la capacité des produits géorgiens à répondre aux exigences pour être vendus sur le marché européen. Il y a un réel potentiel à l'avenir pour d'autres produits géorgiens, tels que le miel et le poisson », a souligné Mme Malmström. « Beaucoup reste à faire », a-t-elle toutefois nuancé, soulignant en particulier des réformes indispensables en matière sanitaire et phytosanitaire (SPS).
Conserver une perspective de long terme. Saluant la mise en place d'une autorité de la concurrence et les améliorations apportées en matière de transparence, qui ont permis à la Géorgie de progresser dans des classements internationaux en la matière, tels ceux de Transparency international ou de la Banque mondiale, Mme Malmström a aussi invité les dirigeants de la classe politique géorgienne à « conserver une perspective à long terme », en collaboration avec la société civile et le milieu des affaires, pour garantir des changements en profondeur dans le pays. (Emmanuel Hagry)