Bruxelles, 21/03/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, estime possible d'en finir en 2016 avec la question des créances douteuses que détiennent encore les banques de son pays.
« En 2016, il faut en finir avec le problème des 'non performing loans' » en Italie, a déclaré M. Renzi vendredi 18 mars à l'issue du Conseil européen. Il a prôné des solutions qui soient « compatibles avec les règles européennes et rassurantes pour les déposants ».
En janvier, les autorités italiennes et la Commission européenne avaient négocié un accord compatible avec les règles européennes de concurrence qui permet aux banques italiennes de libérer de leur bilan des créances douteuses en les transférant à des entités ad hoc autonomes (EUROPE 11477).
Souhaitant une réduction du nombre de banquiers en Italie, M. Renzi a noté que, lorsque l'économie repart, le volume de créances bancaires douteuses diminue. Alors qu'elles s'élevaient à 89 milliards d'euros en 2015, ces créances douteuses ont été ramenées à 83 milliards en janvier 2016, selon lui.
Le Premier ministre italien a, par ailleurs, annoncé que la famille sociale-démocrate européenne allait présenter d'ici à l'été des propositions afin de « faire repartir l'économie ». (Mathieu Bion)