Bruxelles, 07/03/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a lié la gestion de la crise migratoire et le processus d'adhésion de son pays, lundi 7 mars, s'exprimant à son arrivée au sommet UE-Turquie.
« Nous sommes prêts à travailler avec l'UE, nous sommes prêts à être membre de l'UE également », a-t-il expliqué à son arrivée, précisant que le sommet serait axé sur la migration irrégulière, mais aussi sur le processus d'adhésion à l'UE. Il a espéré que ce sommet serait « une success story et un tournant dans nos relations ».
Cependant, à l'issue de la première session de travail, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a, pour sa part, séparé les deux questions. « Il y a une tentative (des Turcs) de lier les questions liées aux réfugiés avec le processus d'adhésion (…) Pour nous, parlementaires, il est clair qu'il faut séparer l'adhésion et les autres questions concernant l'ouverture de nouveaux chapitres de la gestion à court terme de la crise des réfugiés », a-t-il expliqué, à l'issue de sa conférence de presse. Il a ajouté que l'ouverture de chapitres « ne devait pas être une pré-condition, par une partie, pour s'attaquer à la crise des réfugiés ».
Selon une source européenne, M. Davutoglu aurait demandé l'ouverture de chapitres de négociation, les mêmes qu'en novembre: chapitres 15 sur l'énergie, 23 sur les droits fondamentaux et l'appareil judiciaire, 24 sur sécurité, liberté et justice, 26 sur l'éducation et 31 sur la politique étrangère. Cette source a précisé que le travail préparatoire de la Commission sur ces chapitres devait être conclu « relativement rapidement ». Cependant, la République de Chypre bloque toujours ces chapitres. (Camille-Cerise Gessant)