login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11491
Sommaire Publication complète Par article 10 / 33
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) cohÉsion

La Cour des comptes tire un bilan plutôt positif de la task force pour la Grèce

Bruxelles, 16/02/2016 (Agence Europe) - La task force pour la Grèce, qui devait coordonner le programme d'assistance technique de la Commission européenne pour le pays, a, certes, été mise en place « à la hâte », manqué de vision stratégique et avec une influence toute relative sur les grandes réformes, mais son soutien aux autorités grecques s'est avéré finalement plutôt efficace, avec une certaine dose d'innovation.

Tel est le bilan, mitigé, qu'a tiré la Cour des comptes européenne dans un rapport, présenté mardi 16 février, au sujet de cette task force, ses modalités d'organisation et son financement, la manière dont elle a fournie l'assistance technique et la contribution de cette dernière à la progression des réformes.

Mise en place à l'été 2011, la task force s'est vu confier par la Commission le rôle de coordinateur afin de soutenir la mise en oeuvre des réformes imposées par les programmes d'ajustement économique et d'accélérer l'absorption des fonds de l'UE. Elle était composée de ses propres agents qui ont coopéré avec des experts de l'administration publique d'autres États membres, d'organisations internationales et du secteur privé.

Cette task force s'est finalement avérée être un « dispositif souple » qui a fourni une assistance technique « pertinente » et a agi « de manière efficace » en assurant une coordination « fonctionnelle, voire innovante », a constaté la Cour des comptes. Qui plus est, cette assistance a été conforme aux exigences des programmes dans tous les domaines passés en revue.

Le revers de la médaille est que son influence sur la progression des réformes en Grèce, surtout en ce qui concerne l'administration publique et la fiscalité, a été, somme toute, modeste. La task force n'en est cependant pas entièrement responsable, puisque les auditeurs ont souligné qu'elle devait travailler « dans un contexte marqué par la situation politique instable » du pays et par « le caractère urgent des réformes requises ». Ce qui a en même temps fait défaut, c'est une véritable vision stratégique qui aurait permis d'établir des priorités d'action et de ne pas naviguer à vue, avec des projets d'assistance à long terme qui n'ont pas toujours été bien conçus.

Selon la Cour, une task force 'idéale' devrait ainsi surtout disposer d'une stratégie avec des objectifs bien définis où les mesures d'assistance techniques sont classées par ordre de priorité. La Commission devrait aussi constituer une équipe d'experts externes pouvant y être affectés, tout en limitant le nombre de partenaires pour assurer une cohérence d'action et en sélectionnant les prestataires de services sur la base d'une analyse comparative avec des rôles clairement définis. Finalement, la mise en oeuvre de l'assistance devrait être systématiquement contrôlée et évaluée pour en tirer rapidement les enseignements pertinents. (Jan Kordys)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES