Bruxelles, 11/12/2015 (Agence Europe) - La totalité des 118 programmes de développement rural ont été adoptés, a annoncé la Commission européenne, vendredi 11 décembre.
Le dernier programme avalisé est celui de la Grèce. Il prévoit, sur la période 2014-2020, un total de fonds publics de 5,9 milliards d'euros (4,7 milliards de crédits du budget de l'UE et 1,2 milliard de cofinancement national).
Avec l'adoption de tous les programmes de développement rural, l'UE met à la disposition des agriculteurs un total de 99,6 milliards d'euros de 2014 à 2020, plus 60,6 milliards de cofinancement national ou régional (fonds publics ou privés).
Phil Hogan, le commissaire européen à l'Agriculture, a déclaré en conférence de presse, vendredi 11 décembre, que ces programmes constituaient un élément essentiel de la politique agricole commune (PAC), pour répondre aux priorités et aux attentes des citoyens. Ces crédits permettent d'offrir des investissements dans la croissance et les emplois ruraux pour parvenir à un secteur agricole compétitif, a ajouté le commissaire. Il a rappelé que le secteur agricole employait dans l'UE 22 millions de personnes et avec le secteur agro-alimentaire cela représente 44 millions d'emplois. Ces programmes ont un rôle important dans la gestion durable des ressources naturelles et dans les mesures liées au climat (pratiques respectueuses de l'environnement, investissements énergétiques et actions dans le domaine du climat).
La PAC joue déjà un rôle important dans la lutte contre les effets du changement climatique, a indiqué Phil Hogan. 16,3 milliards d'euros de financement de la PAC seront liés aux actions pour lutter contre le changement climatique. Ces programmes permettront aussi à 18,6 millions de citoyens en zone rurale de bénéficier de connexions à haut débit et d'aider 170 000 jeunes agriculteurs à créer leur entreprise. 2 500 groupes d'action locale devraient permettre de créer 46 000 nouveaux emplois dans les fermes et 77 500 emplois en dehors des exploitations seront créés en zone rurale. 300 000 agriculteurs auront des aides pour développer des filières courtes et des marchés locaux.
Un total de 5,5 milliards d'euros sera investi dans l'efficacité énergétique et les projets d'énergie renouvelable (comme le biogaz).
Enfin, des investissements seront réalisés pour réduire les émissions d'ammoniac et de gaz à effet de serre que rejettent 2 millions de vaches et 3 millions de porcs. (Lionel Changeur)