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Bulletin Quotidien Europe N° 11443
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) japon

14ème round des négociations de libre-échange à Tokyo

Bruxelles, 01/12/2015 (Agence Europe) - Négociateurs européens et nippons se retrouvent cette semaine (30 novembre-4 décembre) à Tokyo pour le 14ème round des négociations de libre-échange UE/Japon.

Les progrès ont été lents depuis le dernier sommet bilatéral, fin mai, mais les parties restent engagées à conclure un accord au courant 2016, comme en sont convenus le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, en marge du G-20 d'Antalya, à la mi-novembre.

Dans un entretien avec le média japonais Kyodo news et relayé par la presse nippone le 27 novembre, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a souligné le souhait de l'UE d'abolir ses droits de douane sur les voitures en échange d'une libéralisation par le Japon de son secteur agricole.

« L'UE est prête à éliminer ses droits de douane sur les véhicules pourvu que les concessions faites en retour soient suffisantes. L'un des secteurs où nous avons certainement besoin de voir une libéralisation du côté japonais est l'agriculture, en particulier la nourriture et des boissons », précise-t-elle.

Dans le pilier 'accès au marché' de ces négociations, le Japon veut l'élimination du droit de 10% imposée par l'UE sur ses voitures, tandis que l'UE veut développer ses exportations agricoles sur le marché japonais via une baisse des droits de douane sur ses produits comme le porc, le fromage et le vin.

L'UE attend aussi du Japon qu'il élimine ses mesures non tarifaires « permanentes » qui entravent les exportations de l'UE sur le marché nippon, pour l'automobile et les produits agricoles et transformés. « La vitesse d'élimination des droits de douane de l'UE sur les voitures dépendra de jusqu'où et à quelle vitesse le Japon peut résoudre le problème des barrières non tarifaires », précise Mme Malmström.

Quant au Partenariat TransPacifique (TPP) scellé en octobre entre le Japon, les États-Unis et dix autres pays de la zone Asie-Pacifique, il est « une référence utile » mais « pas un modèle » pour l'accord de libre-échange UE/Japon, a prévenu Mme Malmström, soulignant que la structure des exportations agricoles de l'UE et des États-Unis n'est pas identique.

Par ailleurs, au lendemain de l'échange des offres sur l'accès aux marchés publics, intervenu lors du dernier round de négociations fin octobre-début novembre, Mme Malmström a salué l'offre nippone comme une « amélioration notable ». « Toutefois, les attentes de l'UE en matière de commande publique par les autorités locales et les prestataires de services publics au niveau national et régional au Japon sont plus élevées et, en retour, l'UE est prête à offrir un grand accès à sa propre commande publique », dit-elle.

Enfin, concernant l'accès au marché ferroviaire nippon, Mme Malmström a accueilli la nouvelle proposition du Japon comme « une possibilité de mettre fin à un contentieux de longue durée entre l'UE et le Japon » et « une étape vers les négociations substantielles d'accès au marché ferroviaire ». Le Japon a proposé de supprimer la 'clause de sécurité opérationnelle', que l'industrie ferroviaire européenne accuse de limiter l'accès au marché japonais. (Emmanuel Hagry)

 

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