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Bulletin Quotidien Europe N° 11443
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Financement climatique, Jean-Claude Juncker rassure les pays en développement

Bruxelles, 01/12/2015 (Agence Europe) - Le financement climatique sera décisif pour l'obtention de l'accord universel et équitable sur le climat, que tous les chefs d'État ou de gouvernement ont appelé de leurs voeux, lundi 30 novembre, à l'ouverture de la COP 21 (EUROPE 11442).

Aussi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a-t-il tenu à rassurer les pays en développement, et en particulier les petits États insulaires les plus vulnérables au réchauffement mondial, sur les intentions européennes pour les années à venir.

Depuis la tribune des Nations unies où il s'est exprimé en début de soirée, M. Juncker a appelé à un accord universel « ici et maintenant » et insisté sur le devoir de solidarité avec les pays les plus vulnérables. « La transition en cours n'est pas facile, il faudra que nous nous entraidions. En 2014, l'Europe a affecté 14,5 milliards d'euros pour l'action climatique dans les pays en développement. Nous ferons plus dans les années à venir. Nous devons en faire plus. Et d'autres doivent nous suivre dans notre effort », a-t-il déclaré.

Le message était important car l'UE, premier contributeur au Fonds vert pour le climat, avait néanmoins déçu les ONG et les pays en développement, faute d'avoir pu, au nom de ses États membres, avancer de chiffres pour l'année en cours et les années qui viennent (EUROPE 11428). Or, les pays en développement ont largement conditionné leurs offres de contributions (INDC) à l'obtention des 100 milliards de dollars US par an promis à l'horizon 2020, mais aussi à bien davantage encore au-delà de 2020 (quelque 600 milliards par an).

Des États membres de l'UE s'engagent. Au 30 novembre, selon les chiffres de l'ONU, les contributions annoncées au Fonds pour les pays les moins développés (LDCF), pour les deux années à venir, totalisaient 248 millions de dollars US. Et plusieurs États membres de l'UE figurent déjà sur la liste des pays ayant abattu leurs cartes pour répondre aux besoins urgents et immédiats d'adaptation de ces pays.

Ainsi, l'Allemagne contribuera à hauteur de 50 millions € (53 millions de dollars US) pour 2015-2016, le Royaume Uni fournira 30 millions de £ supplémentaires en 2016 (environ 45,1 millions de dollars), la France 25 millions € en 2016 (environ 26,5 millions de dollars). Le Danemark engagera 156 millions de couronnes danoises en 2016 (montant soumis à une réserve d'examen parlementaire), ce qui portera sa contribution à 376 millions de DKK (53,4 millions de dollars). La Suède compte allouer un prêt de 100 millions de couronnes suédoises (environ 11,5 millions de dollars). L'Irlande continuera à soutenir le fonds et fournira, d'ici à 2020, au moins 6 millions d'euros, soit 6,4 millions de dollars (montant soumis à l'approbation du budget), L'Italie fournira 2 millions de dollars US d'ici à la fin 2015 et s'est engagée à augmenter son soutien dans les années qui viennent, y compris en 2016 (dépendant de l'approbation du budget). La Finlande a fourni en 2015 1,6 million € (1,8 million de dollars), ce qui porte à 32 millions d'euros (41 millions de dollars) sa contribution depuis 2003. Les États-Unis ont annoncé 51,175 millions dollars en 2015-2016 et le Canada 30 millions de dollars canadiens (22,4 millions de dollars US) en 2016-2017.(Aminata Niang)

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