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Bulletin Quotidien Europe N° 11443
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Mercosur, la Commission prudente sur la viande et le sucre

Bruxelles, 01/12/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a indiqué, lors d'un débat lundi 30 novembre en commission de l'agriculture du Parlement européen sur les négociations de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, le Venezuela n'étant pas impliqué dans ces pourparlers), que l'UE allait examiner de très près les secteurs pour lesquels ces pays sont très compétitifs, à savoir la viande et le sucre.

Le représentant de la Commission a indiqué aussi que cette dernière allait demander au Conseil un mandat pour négocier des accords de libre-échange avec d'autres pays compétitifs, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et le Chili. Ces négociations risquent d'être conduites en même temps que celles sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) et celles avec le Mercosur. « Mon commissaire, Phil Hogan, a beaucoup insisté sur la nécessité de prendre en compte les sujets sensibles dans ces négociations, il faudra trouver des formules équilibrées », a dit le représentant de la Commission.

Le 'think tank' Farm Europe a rappelé, mardi 1er décembre, que l'élection d'un président libéral en Argentine pourrait relancer les négociations UE/Mercosur (EUROPE 11440). Ce 'think tank' estime que l'UE essaye de mettre la pression sur le Mercosur pour qu'il améliore son offre et la porte de 87 à 90% de ses lignes tarifaires. Joao Pacheco, de Farm Europe, rappelle que, comme dans le cadre des négociations sur le TTIP, les secteurs vulnérables pour l'UE sont la viande de boeuf et l'éthanol. « La difficulté supplémentaire sera le sucre, car le Brésil est un grand producteur et est très compétitif », indique M. Pacheco. Pour le Mercosur, les secteurs fragiles sont le vin au Brésil, les produits laitiers au Brésil et en Argentine, l'huile d'olive en Argentine et les produits transformés (pâtes, chocolat…) dans les deux pays. « Donc, l'agriculture de l'UE devrait s'attendre à une plus grande ouverture, mais pas à un libre-échange complet pour ses secteurs sensibles », indique Joao Pacheco, qui évoque des quotas probablement plus bas sur les produits sensibles que dans le cadre du TTIP. (Lionel Changeur)

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