Bruxelles, 13/10/2015 (Agence Europe) - La Moldavie a formellement rejoint, lundi 12 octobre, l'initiative paneuropéenne pour l'intégration des marchés du gaz en Europe centrale et orientale, mise en place dans le cadre du groupe de haut niveau pour l'interconnexion gazière en Europe centrale et du sud-est (CESEC).
Le Premier ministre moldave, Valeriu Strelet, a signé lundi, en présence du commissaire en charge de l'Union de l'énergie, Maroš Šefèoviè, le protocole d'accord signé le 10 juillet à Dubrovnik et qui a pour objectif de développer une approche conjointe afin de répondre aux défis en matière de diversification et d'approvisionnement gazier en Europe centrale, orientale et du sud-est (EUROPE 11356).
Cet accord de coopération vise à accélérer la construction des interconnexions manquantes entre les infrastructures gazières des pays de la région, à lever les obstacles techniques et réglementaires à la création d'un marché du gaz intégré et à ainsi sécuriser l'approvisionnement énergétique dans la région.
Cette initiative inclut les neuf pays membres de l'UE parties prenantes au CESEC (Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Italie, Roumanie, Slovénie et Slovaquie), mis en place par la Commission en février dernier (EUROPE 11249), plus des pays membres de la Communauté de l'énergie (Albanie, Ancienne République yougoslave de Macédoine, Serbie, Ukraine et, désormais, Macédoine, qui seront rejoints, à un stade ultérieur, par la Bosnie-Herzégovine).
Les travaux conjoints prévus dans le cadre de l'initiative, établis par un plan d'action, se concentrent sur la construction de nouvelles infrastructures (terminaux de GNL, connexions au corridor gazier sud, développement des réserves offshore en Méditerranée orientale et en Mer noire), notamment entre la Bulgarie et ses pays voisins, et sur une meilleure utilisation des infrastructures existantes.
L'objectif initial du CESEC est que chacun des pays parties prenantes ait accès à au moins trois sources différentes d'approvisionnement en gaz.
Le CESEC a été mis en place au lendemain de l'abandon du projet russe de gazoduc reliant sous la mer Noire la Russie à l'Europe du sud-est, South Stream, en décembre 2014. (Emmanuel Hagry)