Bruxelles, 13/10/2015 (Agence Europe) - L'avenir du partenariat entre l'UE et 78 pays du groupe ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) après 2020 a été brièvement abordé par les ministres des Affaires étrangères de l'UE, lundi 12 octobre à Luxembourg (EUROPE 11407).
La discussion, d'une demi-heure, a permis à la Haute Représentante pour les Affaires étrangères de l'UE, Federica Mogherini, de présenter aux ministres le récent document de consultation de la Commission visant à identifier les points forts du partenariat et ses orientations futures afin de l'adapter aux nouveaux défis d'un monde de plus en plus multipolaire, à l'expiration de l'accord de Cotonou (EUROPE 11405).
La Haute Représentante a insisté sur l'importance de réfléchir à toutes les dimensions de ce partenariat - la dimension politique, la dimension 'développement', la dimension commerciale. Johannes Hahn, commissaire à l'Élargissement, s'exprimant au nom du commissaire à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, a insisté sur l'importance de procéder à une évaluation honnête du partenariat ACP/UE en tenant compte du développement des différents groupes régionaux et des progrès de l'intégration africaine, ainsi que des nouveaux défis tels que celui de la migration.
Faute de temps, seule une poignée de délégations ont pris la parole. La délégation française a plaidé pour que les atouts du partenariat ACP/UE soient exploités pour bâtir le futur. La délégation belge a appelé de ses voeux une meilleure appropriation du partenariat par les ACP eux-mêmes et a souligné que le partage des bonnes pratiques est essentiel. Le Danemark et les Pays-Bas ont estimé qu'il convenait que l'UE prenne en compte le fait que les pays ACP nouent des alliances avec de nombreux partenaires sur la scène internationale.
Une discussion plus substantielle aura lieu lors de la réunion du Conseil 'Affaires étrangères' dans son format Développement le 26 octobre prochain à Bruxelles.
Aux termes de l'accord de Cotonou, conclu en 2000 pour vingt ans, les négociations sur le partenariat post-Cotonou doivent être lancées au 1er septembre 2018 au plus tard. (Aminata Niang)