Bruxelles, 17/09/2015 (Agence Europe) - Le COREPER II a donné son accord, mercredi 16 septembre, à la proposition de la Commission européenne d'aménager les modalités d'utilisation des fonds structurels et d'investissement pour répondre à la crise de liquidité que connaît la Grèce.
Les mesures proposées comprennent un cofinancement de 100% sur la période de 2007-2013, un décaissement immédiat de 5 % du budget retenu avant la clôture de 2017 et un préfinancement augmenté de 7 % pour les années 2015 et 2016 dans le cadre de la politique de cohésion (EUROPE 11360). Ces mesures permettraient de dégager environ 2 milliards d'euros d'économies pour la République hellénique et de mettre à sa disposition près de 1 milliard d'euros pour les deux prochaines années, mesures qui restent « budgétairement neutres », assure-t-on du côté de la Commission.
Dans le cadre d'une procédure simplifiée adoptée par la commission du développement régional (REGI) du Parlement européen le 3 septembre dernier (EUROPE 11381), le plan d'aide a été adopté en commission REGI jeudi 17 septembre et fera l'objet d'un vote en plénière lors de la première session d'octobre.
Rencontre avec Corina Cretu. Le 16 septembre, la commissaire en charge de la Politique régionale, Corina Cretu, accueillait Nikos Christodoulakis, le ministre grec de l'Économie et des Infrastructures, pour aborder la question de la mise en oeuvre du plan d'aide.
Selon diverses sources, il a été notamment question du mécanisme de 'ring-fencing', adopté le 13 août par les autorités grecques (EUROPE 11381), et du renforcement des ressources humaines, financières et administratives en vue d'absorber les fonds plus efficacement pour la période qui se clôture et celle qui s'ouvre. Dans ce cadre, les discussions ont porté sur l'utilisation du 'Service d'appui à la réforme structurelle' qui est opérationnel depuis le 1er juillet pour aider la Grèce à absorber les fonds pour la période 2014-2020. (Pascal Hansens)