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Bulletin Quotidien Europe N° 11391
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Un sommet extraordinaire sur la crise migratoire est convoqué pour le 23 septembre

Bruxelles, 17/09/2015 (Agence Europe) - Après une réunion des ministres de l'Intérieur aux résultats mitigés (EUROPE 11388) et le chaos provoqué depuis une semaine par les décisions successives de certains États membres de réinstaurer des contrôles à leurs frontières, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a finalement décidé, jeudi 17 septembre, de convoquer une réunion extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement de l'UE pour le mercredi 23 septembre en fin de journée afin de remédier à une crise qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Ce sommet extraordinaire avait été demandé dans un premier temps par plusieurs pays de l'Est de l'UE, comme la Slovaquie et la Hongrie, désireux de s'en prendre aux propositions de quotas de la Commission européenne. D'autres États membres l'ont aussi demandé, mais pour des raisons différentes, comme l'Allemagne et l'Autriche, qui ont notifié, dimanche 13 septembre et mardi 15 septembre, l'instauration de contrôles provisoires à leurs frontières pour juguler les flux d'arrivées de migrants sur leur territoire.

Le président Tusk travaillait jeudi après-midi à la préparation de l'agenda de ce Sommet européen, qui aura lieu au lendemain d'une nouvelle réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur dont l'objectif est de réussir à adopter la décision relative à la relocalisation de 120 000 nouveaux demandeurs d'asile. Les porte-paroles de M. Tusk ont indiqué que les chefs d'État ou de gouvernement pourraient ainsi être amenés à se concentrer sur « les autres mesures immédiates » et notamment la situation urgente « dans notre voisinage » afin de « rendre à nouveau la situation sous contrôle ».

Des scènes de grand chaos se sont déroulées à la frontière entre la Hongrie et la Serbie, la police hongroise ayant utilisé, mercredi 16 septembre, des gaz lacrymogènes contre des réfugiés, dont des femmes et des enfants. Des doutes existent aujourd'hui quant au respect par la Hongrie du principe de non-refoulement des personnes en quête de protection internationale depuis la finalisation de la clôture de barbelés. La Croatie a, de son côté, reçu près de 6000 migrants en 24 heures, devenant la voie alternative à la route hongroise désormais fermée. Jeudi 16 septembre, la Commission a précisé qu'elle avait discuté de la situation en Hongrie mercredi lors de la réunion du collège des commissaires et demandé au commissaire Dimitris Avramopoulos, en déplacement à Budapest jeudi matin, de s'entretenir de ce sujet avec les responsables hongrois. Le commissaire a rappelé sur place que l'essentiel des migrants étaient des Syriens fuyant la guerre et que la violence n'était « pas une solution ».

Pour la Commission, ce Sommet extraordinaire devrait avant tout se concentrer sur les questions essentielles et pas sur la proposition législative de relocalisation des 120 000 demandeurs d'asile, celle-ci devant plutôt rester dans l'enceinte du Conseil des ministres en charge des Affaires intérieures. Si un accord est trouvé dès la réunion des ministres mardi 22 septembre, alors la réunion des chefs d'État ou de gouvernement devrait être l'occasion d'aborder d'autres grands enjeux, comme la situation en Syrie, les moyens de Frontex et le fonctionnement de Schengen, espèrent certaines sources européennes. (Solenn Paulic)

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