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Bulletin Quotidien Europe N° 11331
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

L'ARLEM plaide pour la décentralisation et les 'macro-régions'

Bruxelles, 09/06/2015 (Agence Europe) - L'ARLEM, Assemblée des régions et autorités locales euro-méditerranéennes, co-présidée par le Comité des régions (CdR) de l'UE a rendu publique sa 'prise de position' en vue de la révision de la Politique européenne de voisinage (PEV). Le Comité des régions seul sortira son avis peu avant l'été et il y couvrira aussi bien le « voisinage-sud » que le « voisinage-nord ». Sur le voisinage méditerranéen qui la concerne au premier chef, l'ARLEM se dit « favorable à une approche différentiée et équilibrée » avec le « voisinage oriental » (pays de l'est européen). Elle plaide pour une « différenciation » entre les deux zones et à une coopération transfrontalière ambitieuse.

L'ARLEM « demande instamment que soit renforcé le rôle des collectivités locales et régionales dans les plans d'action et les plans indicatifs mis en place dans le cadre de la composante bilatérale de la PEV afin de favoriser, au sein des plans nationaux de mise en œuvre, la distribution des aides sur la base d'une approche non seulement sectorielle, mais aussi territoriale ».

Pour l'ARLEM, la PEV doit être adaptée aux conditions des pays cibles et elle prône « l'optimisation de son enveloppe financière » en « développant les synergies avec d'autres politiques structurelles ainsi qu'avec les différents instruments financiers ». L'idée serait « d'assurer un véritable effet de levier dans la perspective d'une dynamique d'investissement en faveur d'un développement socio-économique durable ». La « décentralisation » serait la règle.

De même, l'ARLEM propose « d'introduire progressivement dans le bassin méditerranéen une approche macro-régionale ». Elle « considère que la PEV devrait « intégrer les méthodologies, les concepts et les instruments de la politique de cohésion européenne et offrir par ailleurs la possibilité pour les pays du partenariat méditerranéen de participer progressivement aux politiques et aux programmes structurels européens ». Elle observe que le soutien à la coopération transfrontalière et interrégionale devrait être « tout particulièrement privilégié »

Elle souhaite également un « recentrage » de la PEV selon « trois priorités stratégiques »: « la bonne gouvernance démocratique, le développement territorial durable, la migration circulaire et la mobilité ». Elle souligne aussi « la nécessaire complémentarité » entre la PEV et l'UpM (Union pour la Méditerranée) ainsi que « la valeur ajoutée d'une plus grande synergie avec la politique européenne de développement et l'agenda pour la migration ». L'ARLEM estime en effet que cette réforme devrait rapidement « conduire à une profonde refondation de son concept et devenir pleinement efficace grâce à la mise en œuvre de projets concrets » impliquant la société civile. (Fathi B'Chir)

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