Bruxelles, 07/05/2015 (Agence Europe) - Des précisions ont été fournies à Bruxelles sur les groupes d'experts spécialisés constitués à Alger à la faveur de la visite de travail du commissaire à l'Énergie, Miguel Arias Canete, au titre du « dialogue stratégique » en ce domaine avec ce pays (EUROPE d'hier).
L'UE et l'Algérie sont convenues, comme l'ont déclaré M. Canete et son vis-à-vis algérien, de se revoir une fois par an. Entretemps, des groupes d'experts assureront un suivi quasi-permanent avec, également, un rendez-vous au moins une fois. Ces groupes seront, chacun, chargés d'un pan de la politique énergétique: gaz, électricté, énergies renouvelables (ER) et efficacité énergétique. Ils pourront être élargis à des représentants des États membres de l'UE et des associations industrielles. Le document conjoint signé mercredi à Alger indique aussi qu'un Forum d'affaires tiendra une première session au début de 2016 pour comprendre et encourager les investissements dans ce secteur dont le manque a été conjointement déploré. M. Canete a invité à comprendre les causes de cette désaffection des investisseurs européens.
Le groupe spécial chargé du secteur du gaz aura pour tâche, outre les études et évaluations du secteur, de rechercher ses « potentiels de développement » et de se pencher en particulier sur le développement des infrastructures. Il aura aussi à mener une « réflexion autour des modes de commercialisation » du gaz. L'objectif est d'assurer une « visibilité à long terme garantissant la sécurité d'approvisonnement de l'Europe et la permanence des débouchés pour le gaz algérien » et, ainsi, encourager les investisseurs à s'y risquer.
Le groupe chargé de l'électricité, des ER et de l'efficacité énergétique s'occupera notamment d'examiner l'intégration des réseaux électriques euro-algériens. Une de ses tâches sera de tracer des perspectives de développement des infarstructures pour l'échange d'énergie électrique, provenant surtout des renouvelables, de part et d'autre de la Méditerranée. Il aura aussi à étudier les conditions d'accès d'une telle production au marché européen. Une perspective est retenue, celle de la « facilitation d'initiatives de partenariats industriels et la promotion des investissements, y compris dans la fabrication des équipements » requis. Cela implique un appui continu dans la fixation de normes communément agréées, de l'homologation et de la certifcation de tels équipements. L'identification des besoins d'appui fera partie de sa mission. (Fathi B'Chir)