Bruxelles, 01/04/2015 (Agence Europe) - Tous les pays européens doivent s'unir pour lutter ensemble contre la tuberculose et la tuberculose multi-résistante (MR), en progression. C'est le message essentiel transmis à l'issue de la première Conférence ministérielle du Partenariat oriental sur la tuberculose et la tuberculose multi-résistante, organisée à Riga, lundi 30 et mardi 31 mars par la Présidence lettone, en partenariat avec la Commission européenne, le bureau européen de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des ONG. Cette conférence, à laquelle ont participé des hauts représentants des institutions européennes et des pays candidats à l'adhésion à l'UE et du Partenariat oriental, ainsi que des experts de renommée mondiale, a débouché sur l'adoption de la « Déclaration de Riga sur la tuberculose ».
L'objectif de la conférence était de considérer les moyens à mettre en oeuvre collectivement pour répondre à ce défi sanitaire qui touche les pays européens. En particulier, contribuer à l'allègement de la charge de la tuberculose et de la tuberculose MR et à l'élimination, à terme, de cette maladie et de ses souches multirésistantes dans les pays de l'UE, de l'EEE et du Partenariat oriental en mettant en place des systèmes de santé durables et en renforçant l'engagement et la sensibilisation politique de haut niveau. Autre objectif: stimuler les approches multisectorielles et interrégionales de prévention et de soins antituberculeux, en mettant notamment l'accent sur les communautés vulnérables et la transmission transfrontière tout en respectant les droits de la personne humaine.
La tuberculose est une maladie particulièrement évocatrice des inégalités sociales qui existent entre les communautés, affectant en priorité les personnes défavorisées, a souligné le commissaire en charge de la Santé et de la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis. « Il est essentiel de la considérer dans une perspective large et de s'attaquer aux conditions sociales qui favorisent sa propagation. Nous devons unir nos efforts et éliminer la tuberculose d'ici 2050 », a-t-il ajouté.
Alors que l'objectif fixé par la Déclaration est de réduire le taux de tuberculose de 50% et les décès dus à la tuberculose de 75% d'ici 2025, le ministre letton de la Santé, Guntis Belevics, a estimé que, pour atteindre cet objectif, « il est important de disposer d'une approche durable en matière de contrôle de la tuberculose, d'assurer une coopération intersectorielle en travaillant avec les groupes à risque et une coopération transfrontière pour réduire la propagation de la tuberculose aux niveaux national et européen ». (Isabelle Lamberty)