Bruxelles, 01/04/2015 (Agence Europe) - Au 1er avril, 34 pays avaient déposé auprès du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCC) leur offre de contribution (INDC) à l'accord climatique mondial à conclure à Paris en décembre prochain (COP 21). Les États-Unis, la Russie et le Gabon avaient en effet rejoint la Norvège, la Suisse, les 28 États membres de l'Union européenne et le Mexique (EUROPE 11285), a annoncé l'ONU mercredi.
Comme prévu, les États-Unis, deuxième émetteur mondial après la Chine, se sont acquittés de leur obligation à la date butoir du 31 mars, en confirmant formellement l'objectif annoncé en novembre d'une réduction de 26 à 28% des émissions de GES nationales d'ici à 2025 par rapport à 2005. Avec l'offre de contribution de la Russie déposée mercredi 1er avril, 32 pays développés contribuant à près de 80% des émissions totales des pays industrialisés ont mis officiellement cartes sur table, selon l'ONU.
Le Gabon est le premier pays africain à avoir déposé son INDC, ce dont s'est particulièrement félicitée Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le réseau d'ONG CAN Europe a salué l'offre américaine, mais considère que « tant les États-Unis que l'Union européenne (une réduction d'au moins 40% des émissions d'ici à 2030 par rapport à 1990) doivent augmenter leur niveau d'ambition pour être en accord avec l'objectif d'éliminer les combustibles fossiles à l'horizon 2050 et respecter l'objectif de 2 degrés Celsius ». (Aminata Niang)