Bruxelles, 01/04/2015 (Agence Europe) - L'Allemagne et la France souhaitent que la conférence climatique de Paris (COP 21) débouche, en décembre prochain, sur la conclusion d'un accord climatique mondial, « ambitieux et juridiquement contraignant qui engage tous les pays à agir pour contenir l'augmentation de la température à 2 degrés Celsius d'ici à la fin du siècle et qui entre en vigueur en 2020 ».
Les deux parties l'ont confirmé, mardi 31 mars, lors du dix-septième Conseil des ministres franco-allemand qui a réuni à Berlin la chancelière Angela Merkel, le président français, François Hollande, et les ministres des deux gouvernements. Paris et Berlin ont également confirmé leur volonté d'oeuvrer à ce succès. La France, qui présidera la COP21, peut être assurée d'avoir en l'Allemagne un allié de choix.
« L'Allemagne soutiendra activement la France dans le processus de négociation », souligne le communiqué final.
Elle aura prochainement deux occasions de choix pour s'y employer, car c'est l'Allemagne qui organisera, le 29 mai à Berlin, le Dialogue de Petersberg (du nom d'un château à proximité de Bonn) auquel participera la chancelière Angela Merkel. Le dialogue de Petersberg sur le changement climatique, qui était au départ une initiative de la chancelière pour relancer les négociations après l'échec de la conférence climatique de Copenhague (COP 15 en 2009), s'est depuis lors transformé en un forum régulier pour rapprocher les points de vues des parties aux négociations.
C'est l'Allemagne également qui présidera le sommet du G7 , les 7 et 8 juin prochains, au château d'Elmau. Les deux parties espèrent que ces deux rendez-vous « donneront une forte impulsion » aux négociations, conformément au plan d'action de l'UE pour la diplomatie climatique qui vise à créer des alliances avec le maximum de pays de bonne volonté en vue d'un accord ambitieux à Paris. (Aminata Niang)