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Bulletin Quotidien Europe N° 11286
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

MM. Tusk et de Kerchove à Tunis pour renforcer la coopération sécuritaire

Bruxelles, 31/03/2015 (Agence Europe) - Plusieurs hauts responsables européens se sont déplacés, mardi 31 mars en Tunisie, pour y discuter des questions migratoires et de la coopération contre le terrorisme.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le coordinateur de l'UE pour la lutte anti-terroriste, Gilles de Kerchove, ont notamment exploré « les moyens d'accroître le soutien de l'UE à la Tunisie », a expliqué la présidence du Conseil européen dans un communiqué avant cette visite intervenant près de deux semaines après les attentats du Musée du Bardo ayant fait 21 morts (voir autre nouvelle).

Cette visite fait suite aux Conseils européens de février et mars 2015, au cours desquels les chefs d'État et de gouvernement se sont mis d'accord pour renforcer la lutte contre le terrorisme et s'engager davantage à contribuer à une solution politique en Libye (EUROPE 11279). Elle fait également suite à celle de Mme Mogherini à Tunis le 13 février dernier. Gilles de Kerchove s'était lui rendu, fin février, à Tunis pour y évoquer notamment le soutien de l'UE à la réforme du secteur tunisien de la sécurité.

Avant sa visite à Tunis, le président Tusk avait fait étape à Malte, lundi 30 mars, pour y évoquer la réponse de l'UE aux flux migratoires et également au terrorisme ainsi qu'à la situation en Libye. « En tant que président du Conseil européen, mon but est de construire une réponse européenne forte et unie à l'instabilité dans la région méditerranéenne. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons nous attaquer à ses causes profondes, comme la pauvreté et les structures défaillantes de l'État. Seule une Union européenne unie peut gérer les conséquences de l'instabilité, comme la migration irrégulière et le terrorisme », a déclaré M. Tusk, estimant toutefois qu'au-delà des engagements il est plus compliqué de trouver les bonnes réponses. « Nous devons réfléchir à nouveau. Trouver de nouvelles solutions créatives. Ne pas s'en tenir à de vieilles idées », a ajouté le Polonais. D'après le président du Conseil européen, si l'UE avait la responsabilité d'aider les personnes en danger, « le plus important pour nous est la sécurité et la stabilité des États membres comme Malte ». « Nous ne pouvons pas ouvrir nos portes à tout le monde et, par conséquent, nous devons agir pour empêcher les gens de prendre la décision de quitter leur patrie », a-t-il considéré.

De son côté, auditionné en commission des libertés civiles au PE lundi 30 mars, le coordinateur Gilles de Kerchove a avancé qu'entre 500 000 et 1 million de personnes étaient susceptibles de quitter les rives libyennes pour l'Europe. Le responsable belge a aussi indiqué en ce qui concerne le phénomène terroriste que les chiffres actuels concernaient bien 5 000 djihadistes européens actifs au Moyen-Orient plutôt que 3 000 comme des estimations précédentes l'avaient avancé. (Solenn Paulic)

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