Bruxelles, 31/03/2015 (Agence Europe) - Elzbieta Bienkowska, commissaire européenne chargée du Marché intérieur, s'est réjouie, mardi 31 mars, du lancement réussi des septième et huitième satellites du système européen de navigation Galileo (EUROPE 11285).
« Galileo est de retour ! », a-t-elle annoncé en se référant à l'échec du lancement précédent, en septembre 2014 (EUROPE 11173). Les lancements devraient donc se poursuivre normalement. Selon Mme Bienkowska, trente satellites Galileo seront en orbite en 2020 et les premiers services devraient être disponibles dès 2016. « Il s'agit du plus gros programme d'infrastructure financé à 100% par l'UE », a-t-elle précisé, en rappelant que le coût total de ce projet s'élève à 7 milliards d'euros.
Ce lancement a été fait à l'aide du lanceur Soyouz, qui était pourtant la cause de l'échec de septembre. Mme Bienkowska a précisé qu'Ariane 5 n'était pas encore prêt: « Nous devions choisir soit d'utiliser Soyouz, soit d'attendre Ariane 5. (Comme nous voulions être prêts pour 2020), nous avons décidé d'utiliser Soyouz. » Le lanceur Ariane devrait être prêt pour le lancement des deux prochains satellites, prévu début 2016. Concernant l'échec du lancement précédent, la commissaire a annoncé qu'un audit était en cours.
Par ailleurs, Mme Bienkowska a répondu à une question de l'eurodéputé Alain Cadec (PPE, français), qui lui demandait à quel stade en était la mise en place du programme Copernicus. Elle a précisé que les services de surveillance des terres et de gestion des urgences étaient opérationnels et que ceux relatifs à la surveillance de l'atmosphère et du milieu marin le seront « prochainement ». Elle est restée plus vague, en revanche, sur les services de sécurité et de changement climatique. Le premier satellite Copernicus a été lancé en avril 2014. Les deuxième et troisième devraient suivre dans le courant de cette année. (Jean Comte)