Bruxelles, 31/03/2015 (Agence Europe) - L'Association européenne des concessionnaires d'autoroutes et d'ouvrages à péages (ASECAP) a organisé, lundi 30 mars, une conférence sur les modèles de concessions d'autoroutes.
Les travaux étaient centrés sur une étude que l'ASECAP a commanditée à PriceWaterhouseCoopers en 2014. Celle-ci met en valeur les avantages du système de concession: gain budgétaire pour l'État qui alloue la concession, absence de dépenses de sa part pour bâtir le réseau routier, mise en oeuvre du principe de l'utilisateur-payeur et assurance qu'une part de l'argent collecté par les péages sera utilisée pour améliorer les infrastructures. Les participants ont aussi affirmé qu'un concessionnaire privé était d'habitude un meilleur gestionnaire que l'État. Les seuls inconvénients de ce modèle, selon eux, résident dans la prise de risque prise par le concessionnaire et dans l'attitude du public qui n'aime pas payer aux péages. « Les (conducteurs) pensent en général que les routes devraient être gratuites et que, comme les sociétés concessionnaires sont riches, il ne faudrait pas les payer », a expliqué Jean Mesqui, ancien président de l'ASECAP. « Il faut de la pédagogie pour expliquer ce modèle », a rajouté Kallistratos Dionelis, secrétaire général de l'ASECAP.
L'étude et la conférence visaient aussi à mieux faire connaître ce modèle en Europe. Selon l'ASECAP, en effet, le modèle des concessions est dominant dans quelques pays (notamment la France, l'Espagne, le Portugal, l'Italie), mais moins utilisé dans les pays du nord. « Et dans les institutions bruxelloises, il n'est pas spécialement bien connu », a précisé Jean Mesquis à EUROPE. « On le voit bien quand on rencontre des parlementaires européens ou des membres de la Commission européenne. » « Nous devons avoir le courage de présenter cette étude au niveau européen », a conclu Massimo Schintu, vice-président de l'ASECAP, en précisant qu'il « n'excluait pas » d'organiser d'autres conférences dans les prochaines années. (Jean Comte)