Bruxelles, 30/03/2015 (Agence Europe) - Les ministres européens chargés de la Compétitivité ont discuté, lors de la réunion informelle qui s'est tenue à Riga jeudi 26 et vendredi 27 mars, de la façon dont l'Union européenne doit saisir les opportunités que proposent les technologies numériques afin de générer une croissance intelligente, durable et inclusive. Le vice-président de la Commission européenne chargé du Marché unique numérique, Andrus Ansip, la commissaire en charge du Marché intérieur, de l'Industrie, de l'Entrepreneuriat et des PME, Elzbieta Bienkowska, et la présidente de la commission IMCO au Parlement européen, Vicky Ford (CRE, britannique) étaient également présents. « L'Europe doit être compétitive, si nous voulons maintenir la croissance économique à long terme, la capacité de créer de nouveaux emplois et le niveau de vie au sein de l'UE », a souligné la ministre lettone de l'Économie, Dana Reizniece-Ozola. Alors que les citoyens et les entreprises ont déjà pris le train du changement, « c'est maintenant aux décideurs politiques à Bruxelles et dans les capitales de l'UE d'agir (...) Nous devons rattraper les leaders de l'économie numérique, transformer notre marché unique numérique en réalité et l'intégrer de façon transparente à notre marché unique, déjà existant », a ajouté Mme Reizniece-Ozola.
Les ministres ont évoqué les obstacles au commerce électronique et à d'autres formes de commerce en ligne et identifié les solutions que les décideurs politiques pourraient appliquer pour les prévenir et les éliminer. Quatre actions principales ont été citées: 1) diminuer la fragmentation de la réglementation en matière de droits et d'obligations des consommateurs et des entreprises ; 2) supprimer les restrictions territoriales dans le commerce électronique et dans la portabilité transfrontière des contenus achetés ; 3) assurer l'accès équitable et ouvert à l'environnement numérique ; 4) assurer l'interopérabilité entre les produits et les services numériques. Les participants ont, par ailleurs, échangé leur point de vue sur les priorités concernant la transformation numérique de l'industrie traditionnelle et sur la création d'un environnement approprié pour l'entrepreneuriat numérique. Certaines activités et initiatives concrètes ont été évoquées, notamment une protection adéquate des données pour renforcer la confiance des utilisateurs qui effectuent des transactions en ligne, les normes relatives à l'interopérabilité des systèmes et la fourniture de modèles numériques de formation afin d'assurer une main-d'oeuvre hautement qualifiée. Le secrétaire général d'Eurochambres, Amaldo Abruzzini, qui a également participé à la réunion, a souligné que le principe de libre circulation qui s'applique aux marchandises devait être appliqué de la même manière aux biens intangibles de l'ère numérique. Il a appelé les États membres à faire preuve d'un « haut degré d'implication politique » et à agir rapidement « car l'économie numérique n'attend pas les politiciens ». (Isabelle Lamberty).