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Bulletin Quotidien Europe N° 11285
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

31 parties ont transmis à l'ONU leur offre de contribution

Bruxelles, 30/03/2015 (Agence Europe) - À la veille de la date butoir du 31 mars, 31 parties aux négociations climatiques internationales avaient soumis formellement au secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC) leur offre de contribution (INDC selon le sigle anglais) à l'accord climatique mondial à conclure à Paris en décembre 2015, lors de la COP 21, pour entrer en vigueur en 2020.

La Norvège s'est en effet acquittée de sa tâche vendredi 27 mars (une réduction d'au moins 40% de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990) et le Mexique aussi, comme l'avaient déjà fait l'Union européenne et la Suisse. L'offre des États-Unis devrait être imminente, l'administration américaine ayant assuré qu'elle respecterait l'échéance du 31 mars fixée pour tous les pays qui seront en mesure de le faire - les économies majeures en tête.

31 parties sur 196, c'est peu. Aussi Cristina Figueres, secrétaire exécutive de l'UNFCCC, encourage-t-elle tous les pays à soumettre leur offre dès que possible pour garantir le succès de la COP 21.

La Suisse avait été le premier pays à mettre cartes sur table en déposant son offre dès le 27 février (une réduction de ses émissions de GES d'au moins 30% à l'horizon 2030). L'Union européenne, quant à elle, avait été le premier bloc de pays à en faire autant, le 11 mars, en offrant une réduction collective d'au moins 40% de ses émissions des GES à l'horizon 2030 par rapport à 1990 (EUROPE 11272).

Les Américains devrait annoncer un chiffre conforme à l'engagement conjoint États-Unis/Chine annoncé en novembre, à savoir, pour les États-Unis, une réduction de 26 à 28% des émissions de GES d'ici à 2025 par rapport à 2005, soit une réduction de 14% par rapport à 1990 bien en deçà de l'INDC de l'UE.

Toutefois, l'objectif américain, s'il est confirmé, « est beaucoup plus ambitieux en termes de réductions annuelles après 2020, car il prévoit une réduction de 2% chaque année, alors que l'UE ne réduira ses émissions que d'environ 1,5% par an », fait observer CAN Europe (Climate Action Network Europe), la coalition de 120 ONG actives pour le climat dans trente pays.

« L'engagement des États-Unis est bien loin de ce que la science recommande de faire pour s'attaquer au changement climatique. Mais l'administration américaine actuelle est la seule à s'être récemment engagée à agir pour le climat. L'engagement des États-Unis - second plus grand émetteur mondial (derrière la Chine: NDLR) - donnera certainement de l'élan pour Paris. Nous attendons des autres grands émetteurs, y compris la Chine, le Japon et l'Australie, qu'ils déposent leur offre dans les meilleurs délais », a déclaré Wendel Trio, directeur de CAN Europe.

Le texte de négociation du futur accord mondial a été transmis le 26 février à toutes les parties. Le prochain round de négociations formelles est prévu à Bonn du 1er au 11 juin. (Aminata Niang)

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