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Bulletin Quotidien Europe N° 11284
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) sahara

Le Maroc a le droit d'y autoriser des forages pétroliers

Bruxelles, 27/03/2015 (Agence Europe) - Le Sahara occidental est un territoire non autonome, géré par des tiers et le Maroc est « de facto son administrateur ». Il serait donc apte, « conformément à l'avis de l'ONU », à y permettre l'exploration pétrolière.

L'affirmation émane de la Haute Représentante de l'UE, Federica Mogherini, qui répondait ainsi le 17 mars à une question écrite de l'eurodéputée Jytte Guteland (S&D, suédoise) posée en décembre 2014.

L'eurodéputée signalait que le Maroc a permis à une compagnie pétrolière américaine, en partenariat avec une société écossaise non nommée, de procéder à des forages dans la zone internationalement reconnue comme étant le Sahara occidental. Ces « provinces du sud », comme les appelle le Maroc, forment un territoire qui est l'objet d'un litige perpétuellement en débat à l'ONU. Mme Mogherini soutient ainsi que, selon l'avis de l'ONU, dans un territoire « administré » par une puissance étrangère, celle-ci peut mener des activités en « exploitation de ses ressources » au « nom du peuple » du territoire, à « son bénéfice » ou « en consultation avec ses représentants », ce qu'elle estimerait être le cas.

L'UE « suit de près l'évolution », dit Mme Mogherini, en répondant le 17 mars à une autre question posée notamment par Fabio Massimo Castaldo (ELDD, italien) et Ignazio Corrao (ELDD, italien). Elle entend ne pas se départir de son attitude traditionnellement prudente et assez discrète sur ce dossier. L'UE, rappelle Mme Mogherini, « soutient les efforts des Nations unies pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'arrangements conformes avec les buts et principes de la Charte de l'ONU ». Et elle « encourage les parties à rechercher une solution négociée au conflit et se félicite des efforts déployés » par l'ONU. Elle rappelle aussi le soutien apporté à l'ONU dans son exigence de respect des droits humains au Sahara et les camps de Tindouf, où elle finance une part de l'aide humanitaire. Le Sahara Occidental fait partie des points « régulièrement » soulevés au titre du « dialogue politique régulier » avec Rabat. L'UE se veut prudente, mais c'est un des États membres qui est un des acteurs les plus pressants dans ce dossier. Il s'agit de l'Espagne, ancienne puissance colonisatrice de ce territoire. (Fathi B'Chir)

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