Bruxelles, 25/03/2015 (Agence Europe) - L'Algérie et l'Italie ont repris en ce début de semaine leurs discussions sur le projet de gazoduc Galsi dont la relance a été annoncée début février par Alger et Rome (EUROPE 11273). Les discussions ont lieu dans le cadre d'une mission économique conduite par le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, qui vise à renforcer le partenariat économique en prélude à l'approfondissement des liens économiques de ce pays avec les États membres de l'UE.
L'intérêt d'une relance de Galsi, qui sera un axe important de livraison de gaz algérien et, plus loin, d'Afrique sub-saharienne à l'Europe, est confirmé, mais la question du tracé pose encore problème. Un nouveau rendez-vous est convenu en avril pour en discuter plus en détail. Dans ses négociations, la Sonatrach, la compagnie nationale algérienne qui détient près de la moitié du capital de Galsi, « va rester sur une démarche dont elle ne se départira pas et qui consiste à dire que Galsi a été conçu et sera réalisé pour faire transiter du gaz algérien vers l'Italie, via la Sardaigne, et le reste de l'Europe, au lieu de toute autre alternative limitant l'itinéraire du gazoduc », a expliqué cette compagnie aux médias algériens.
La mise en veilleuse de Galsi pour la troisième fois ((juillet 2012, décembre 2012 et fin mai 2013) était due principalement à des réticences des autorités locales sardes liées à la protection de l'environnement et du patrimoine foncier, croit-on savoir. L'Italie serait à la recherche d'un autre tracé évitant le passage par l'île.
Le partenariat recherché entre l'Algérie et l'Italie est basé sur le développement du commerce. L'Italie s'est classée, en 2014, au rang de 2ème client de l'Algérie parmi les États membres de l'UE et de 3ème fournisseur de ce pays avec un volume d'échanges supérieur à 13 milliards de dollars. La balance, excédentaire pour l'Algérie, est dominée par les exportations de gaz assurées par le gazoduc Enrico Mattei reliant le pays à l'Italie via la Tunisie, indique-t-on de source algérienne. (Fathi B'Chir)