Bruxelles, 24/03/2015 (Agence Europe) - Le réseau électrique européen a bien résisté à l'éclipse solaire du vendredi 20 mars, malgré les brusques variations de la production photovoltaïque en Allemagne et en Italie qui ont engendré des coupures ponctuelles d'approvisionnement pour quelques industriels allemands, s'est félicité le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport (GRT) d'électricité, l'ENTSO-E.
« Les citoyens et entreprises européens ont pu compter sur une offre d'électricité sécurisée vendredi matin. Les variations rapides de la production solaire et les difficultés à anticiper l'impact de l'éclipse sur la demande ont été gérées avec succès par les GRT grâce à une préparation méticuleuse et une coopération européenne et régionale forte », a commenté ENTSO-E, le jour même.
Au final, la perte de production photovoltaïque entre le début et la fin de l'éclipse, qui a débuté à 8 heures GMT et s'est achevée à 11 heures GMT, a été de 17 000 mégawatts. ENTSO-E avait prévu une perte maximale de 34 000 mégawatts en cas de matinée très ensoleillée. C'est dans le sud de l'Allemagne et dans le nord de l'Italie, où se concentrent les capacités solaires les plus grandes, que la situation a été la plus délicate. Mais les initiatives de coordination régionale entre les GRT mobilisés - le français RTE, l'espagnol REE, l'allemand Amprion, le suisse Swissgrid et l'italien TERNA - avec l'assistance du centre de coordination de l'exploitation des réseaux de l'ouest de l'Europe, Coreso, installé à Bruxelles, se sont avérées payantes.
« Cette éclipse est un exemple de la réussite de la coopération européenne et régionale organisée par ENTSO-E », se félicite l'organisme. « Beaucoup d'autres aspects de l'intégration du marché européen de l'électricité sont résolus à travers les codes de réseau fournis par ENTSO-E pour les régulateurs et la Commission. Il est urgent de vite adopter les codes de réseau qui, une fois en place, permettront une gestion beaucoup plus facile d'un événement tel que la prochaine éclipse solaire en 2026 », conclut-il. (Emmanuel Hagry)